
Après la période électorale, nous avons décidé d’apporter le sourire et une lueur d’espoir aux enfants des zones qui ont été touchées par les violences.
Aussitôt, notre choix s’est porté sur Debrimou, village situé à quelques encablures de Dabou.
Excité à l’idée de rencontrer nos petits camarades pour leur transmettre joie et espoir, on se surpassait donc afin de rendre l’événement (CHRISTMAS TOUR 3) riche en sourire.
Les préparatifs allaient bon train malgré la difficile collecte de fonds. Si tu es nouveau dans notre bois sacré, tu te diras « ça là c’est bien parti pour être un échec. ». Mais non, c’est mal nous connaître. Garder espoir et croire en la réussite de nos activités, tel est notre leitmotiv.
Après les différentes étapes préparatoires, il fallait passer à l’étape d’achat des cadeaux. Les choix étaient difficiles vu que les avis étaient partagés entre jeux éducatifs et jeux purement amusants. A la fin, l’équipe chargée des achats a opté pour les deux types de cadeaux en les catégorisants par âge. Jouets pour les moins de 11 ans et les jeux éducatifs pour les plus grands (+11 ans).
Acheter des cadeaux c’est bien , les embellir augmente la dose d’amour qu’on souhaite donner. Il fallait donc emballer 300 cadeaux en 24h. Quel défi !
Notre chargée des Ressources Humaines, a commencé le travail, Dieu faisant grâce, ses sœurs, sa mère et des bénévoles sont venus à la rescousse pour travailler comme des fourmis. Voilà donc nos 300 cadeaux prêts.
Les présents étant prêtS, la logistique prête, nous pouvons donc effectuer ce voyage humanitaire sur Debrimou pour accomplir notre mission du jour.
08h30 décollage, tous à bord d’un mini car (massa).
Fatigué du fait d’avoir passé 2 nuits blanches entre job, préparation d’activité et études, j’essayais de résister, histoire de voir tout le chemin. Mais c’est mal connaître le sommeil, son crédit doit être toujours payé et souvent au mauvais endroit et au mauvais moment. Après 30 minutes de route le réseau de mon corps s’est coupé, petit sommeil. Comme j’aime si bien le dire, ce n’est pas un sommeil mais un moment de connexion avec l’univers (rire).
11h, nous arrivâmes enfin à Debrimou. À l’arrivée du mini car qui nous transportait, les enfants étaient tous en joie. Bel accueil, belle réception.
Étant en pays Africain, lorsque des étrangers arrivent dans une maison / village, il faut donner les nouvelles. Chose faite.
A cette activité, il fallait en plus des cadeaux à donner allier éducation et loisirs. Chose qu’on a assuré sans souci.
En 30 minutes de génie en herbe, on décèle qu’il y’a un problème d’éducation qui sûrement ne concerne pas uniquement cette localité (il doit être général). La base des mathématiques n’est pas connue par certains élèves de la 5e, les questions évidentes sur la géographie du pays, l’histoire du pays , … semblent être difficile pour d’autres enfants.
Ça m’emmène à penser qu’il faut réellement une réforme de l’éducation nationale pour ne pas rater les prochaines révolutions commerciales, industrielles, technologiques, … .
A chacun de jouer son rôle convenablement. Aux enseignants de se donner à fonds, aux parents de suivre le travail des enfants, à l’Etat de créer les meilleures conditions d’apprentissage.
La question qui me taraudait l’esprit était la suivante :
Que faire pour emmener ses enfants si brillants et si intelligents à travailler dur afin d’être les futurs modèles de réussite de leur village ?
Il ne fallait pas laisser ce point entacher notre mission du jour. Il fallait aller jusqu’au bout.
Sur tous nos stands de jeux, les enfants étaient dynamiques. Un tour au stand d’art, on remarque la créativité de nos petits camarades.

Activité sur activité, ambiance sur ambiance et BIIIM, le père Noël débarqua à 16 heures. Que d’émotions sur le visage des enfants qui ont reçu les présents.

Cette activité s’est soldée par un merveilleux repas typiquement « Adjoukrou » qu’on a tous partagé.

Retour sur Abidjan, entre ambiances du « massa » et embouteillages, l’univers a encore voulu communiquer avec moi. 3 heures de route embouteillée
Mais qu’est-ce qu’il y a à Dabou et puis tout le monde y va ?
C’était pour nous une joie immense de voir le sourire sur le visage des enfants. Si beaux, si Cool, si intelligents, si créatifs et si aimables, ils ne méritaient en aucun cas d’assister aux violentes scènes passées.
Ce fut un réel plaisir d’accomplir une telle mission. Tout en espérant avoir laissé une flamme d’espoir afin que tous croient en un avenir meilleur et en un monde meilleur.
Il faut croire pour y arriver.

NABEHE SORO