Trophim Denissovitch Lyssenko était un agronome employé par l’URSS à l’époque de Staline. Après des recherches menées en 1926 et 1928, cet agronome a affirmé détenir une nouvelle technique pouvant accroître la production agricole de l’Etat Soviétique.
A l’aide de quelques contacts dans le giron de Staline, il devient président de l’académie des sciences agronomiques du pays. Ce chercheur publiait uniquement ses « résultats » dans les revues proches du régime de Staline. Lesquelles revues étaient exemptées de critique.
Plusieurs années sont passées et la production agricole ne cessait de baisser. Malgré ces baisses, il arrivait toujours à produire des résultats dont personne ne pouvait vérifier. C’est ainsi qu’il a gravi les échelons et reçu plusieurs distinctions.
Lyssenko ne s’est jamais aventuré à publier ses résultats dans les revues internationales, car ils savaient pertinemment qu’il mentait.
Ce type de chercheurs est légion. Le dernier exemple en date est celui de Madagascar.
La recherche scientifique est par excellence le domaine où l’on trouve des résultats , le montre au monde entier et attend les critiques des uns et des autres. Elle n’est nullement basée sur la foi où les paroles d’évangile. En science tout se doit d’être prouvé. Il faut donc accepter la contradiction autant que les félicitations. Le bon chercheur est celui qui publie ses résultats.
Le cas du Madagascar est identique à celui de Lyssenko. En clair, le gouvernement malgache a fait du Lyssenkisme, c’est à dire, proclamer avoir trouvé un remède, une innovation, sans publier les résultats dans les grandes revues de médecine et pharmacie. Sans pour autant permettre aux autres de vérifier la véracité du traitement. En gros ils nous ont servi du Coca-Cola ou du nem. Parce que jusque là, seul Coca-Cola connaît les ingrédients de son produit. Et un adage dit « seul le chinois sait ce qu’il y a dans les nems. » rire !
Résultat : plusieurs personnes ont commandé la potion dite magique sans pouvoir être soignée.
Ce phénomène est aussi légion dans plusieurs secteurs.
Il faut cesser de faire croire aux gens que « lorsqu’on montre un remède au monde entier, les occidentaux vont chercher à tuer le chercheur ou l’innovateur. »
Ce qu’il faut à mon avis, lorsqu’on est sûr et certains d’être sur la bonne voie, c’est de sécuriser ses travaux à travers un brevet et le montrer au monde.
Dans mon village on dit « ce qui est bon ne reste pas caché dans le placard, on l’expose toujours. »