Opinions Caféinés : Le terrorisme à nos portes.

Marquons un arrêt, faisons taire nos différences et concentrons nous sur l’ennemi commun. Il y va de l’intégrité de notre territoire.

A chaque fois que je me pose des questions sur le terrorisme, les réponses que je trouve (ou que je me donne) n’ont aucun fondement religieux. Elles sont purement d’ordre éducatif et liées à la pauvreté.

Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent terroristes en s’appuyant sur une religion. Mais demandez vous pourquoi vous n’êtes pas parmi eux?

Pourquoi est-ce que je ne suis pas terroristes ?
Pourquoi je ne réagis pas avec des injures lorsque des gens s’attaquent à ma religion en la dénigrant ?
Pourquoi je ne réagis pas violemment lorsque je croise des personnes qui n’ont pas la même religion que moi ?

Tout simplement parce que :

  • dans ma conception, la foi et la religion sont personnels ;
  • Je suis éduqué ;
  • Ça ne me dit rien de voir des personnes avoir des avis contraires aux miens ;
  • Attaquer quelqu’un ne changera rien à ma vie ;
  • J’ai des valeurs ;
  • Je comprends que la diversité fait la beauté du monde ;
  • J’arrive à subvenir à mes besoins primaires ;
  • J’ai des occupations quotidiennes qui prennent la majeure partie de mon temps.

Je déduis là que le terrorisme tire sa source dans la sous éducation des peuples, la pauvreté et l’endoctrinement.

On endoctrine généralement les personnes sous éduquées, non occupées et pauvres. Le docteur Diarrassouba dans son étude a révélé que les personnes recrutées sur le territoire ivoirien ont accepté de rejoindre les groupes terroristes moyennant la somme de 550 000 FCFA + une moto. Vous voyez donc le lien avec la pauvreté.

Il y a certes des exceptions à toutes règles , mais je crois pertinemment, que l’éducation peut permettre d’éradiquer la radicalisation de certaines personnes.

La solution la plus viable en dépit des sensibilisations et des répressions, c’est lutter contre la pauvreté à travers l’éducation des masses, l’apport des infrastructures de base aux populations, le développement du patriotisme et du civisme, la création de pôle économiques dans les régions qui concentrent le plus de pauvres.

Soyons solidaires des forces de défenses et de sécurité qui nous protègent face à ces individus sans foi ni loi.

Nabehe Guy Dorgeles Soro

Le lyssenkisme en Afrique.

Trophim Denissovitch Lyssenko était un agronome employé par l’URSS à l’époque de Staline. Après des recherches menées en 1926 et 1928, cet agronome a affirmé détenir une nouvelle technique pouvant accroître la production agricole de l’Etat Soviétique.

A l’aide de quelques contacts dans le giron de Staline, il devient président de l’académie des sciences agronomiques du pays. Ce chercheur publiait uniquement ses « résultats » dans les revues proches du régime de Staline. Lesquelles revues étaient exemptées de critique.

Plusieurs années sont passées et la production agricole ne cessait de baisser. Malgré ces baisses, il arrivait toujours à produire des résultats dont personne ne pouvait vérifier. C’est ainsi qu’il a gravi les échelons et reçu plusieurs distinctions.

Lyssenko ne s’est jamais aventuré à publier ses résultats dans les revues internationales, car ils savaient pertinemment qu’il mentait.

Ce type de chercheurs est légion. Le dernier exemple en date est celui de Madagascar.
La recherche scientifique est par excellence le domaine où l’on trouve des résultats , le montre au monde entier et attend les critiques des uns et des autres. Elle n’est nullement basée sur la foi où les paroles d’évangile. En science tout se doit d’être prouvé. Il faut donc accepter la contradiction autant que les félicitations. Le bon chercheur est celui qui publie ses résultats.

Le cas du Madagascar est identique à celui de Lyssenko. En clair, le gouvernement malgache a fait du Lyssenkisme, c’est à dire, proclamer avoir trouvé un remède, une innovation, sans publier les résultats dans les grandes revues de médecine et pharmacie. Sans pour autant permettre aux autres de vérifier la véracité du traitement. En gros ils nous ont servi du Coca-Cola ou du nem. Parce que jusque là, seul Coca-Cola connaît les ingrédients de son produit. Et un adage dit « seul le chinois sait ce qu’il y a dans les nems. » rire !

Résultat : plusieurs personnes ont commandé la potion dite magique sans pouvoir être soignée.

Ce phénomène est aussi légion dans plusieurs secteurs.

Il faut cesser de faire croire aux gens que « lorsqu’on montre un remède au monde entier, les occidentaux vont chercher à tuer le chercheur ou l’innovateur. »

Ce qu’il faut à mon avis, lorsqu’on est sûr et certains d’être sur la bonne voie, c’est de sécuriser ses travaux à travers un brevet et le montrer au monde.

Dans mon village on dit « ce qui est bon ne reste pas caché dans le placard, on l’expose toujours. »

Nabehe Guy Dorgeles SORO

A nous de montrer que l’Afrique n’est pas maudite.

Le lundi passé j’écrivais sur la culture, en montrant les aspects positifs.
Aujourd’hui je reviendrai sur le sujet pour montrer les aspects parfois néfastes.

Autant il est important de s’approprier sa culture, autant il faut analyser sa culture et décider s’il faut perpétuer la tradition ou s’il faut rompre le cycle.

L’exemple palpable pour vous faire comprendre cela sera tiré du système des castes de certains pays.

Il y’a des cultures qui « imposent » la pauvreté à une partie de sa population. C’est généralement basé sur des ordres préhistoriques. Du coup les descendant des castes en question sont mentalement endoctrinés. Ils ne feront aucun effort pour sortir de la pauvreté. Pour eux être pauvre s’apparente à une normalité. La richesse n’est pas faite pour eux, ils doivent juste mendier car c’est ainsi qu’est établi l’ordre des choses depuis la « création. »

Les descendants d’un tel groupe doivent comprendre qu’il faut à un moment s’affranchir en brisant les codes.

Briser les codes ce n’est pas se rebeller contre l’ordre préétabli, mais c’est en réalité changer son histoire.

Il faut dans chaque génération, des personnes qui seront capables d’améliorer le sort de leurs familles, leurs tribus, leurs nations, leurs continents et même du monde.

Il ne faudrait pas se laisser berner par les paroles disantes « Nous sommes nés pour trouver ça comme ça , on partira pour laisser. » Certes il faut préserver sa culture mais ce n’est pas une raison pour accepter l’inacceptable ou pour ne pas améliorer notre situation.

Cette petite description traduit un peu la mentalité de certains africains.

L’Afrique n’est pas maudite et c’est à ses citoyens de le démontrer. Cette démonstration passe et passera uniquement par la paix, la solidarité et surtout un travail acharné de ses ressortissants.

Eh oui ! Il nous faut travailler d’arrache-pied pour changer l’histoire de l’Afrique. Ne regardons pas le passé glorieux et le passé récent douloureux. Regardons l’avenir avec confiance, foi et abnégation au travail.

Nabehe Guy Dorgeles Soro

La culture

Selon le Larousse la culture est l’ensemble des phénomènes matériels et idéologiques qui caractérisent un groupe ethnique ou une nation, une civilisation, par opposition à un autre groupe ou à une autre nation.

Savoir qui on est, d’où on vient permet très souvent de mieux avoir confiance en soi.

Par exemple savoir qu’on vient d’une tribu de guerrier donne des aptitudes à notre subconscient pour affronter nos peurs et prendre courage face aux épreuves. Implicitement l’on se dit, « nos pairs sont passés par là et ont abouti à la victoire. Je suis donc victorieux, il faille que je fonce. »

Chaque homme doit connaître l’histoire de son peuple afin de mieux se projeter dans le futur.

« Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines. » Marcus Garvey (1887 – 1940)

Le passé et les expériences des peuples permettent normalement de construire le futur.

J’utilise le mot « normalement » car au vue de l’histoire, certains peuples tels que le Mali et l’Égypte devraient aujourd’hui se mettre en mouvement pour retrouver la position qu’ils avaient par le passé. L’histoire de Kankou Mussa montre par exemple un Mali qui a dominé une bonne partie du monde. Le peuple devrait se l’approprier et chercher à dominer le monde de manière économique. Hélas !

Antoine de Rivarol disait : « L’homme sans culture est un arbre sans fruit. »

Je sais par exemple que je suis descendant d’un peuple très travailleur et rigoureux. Je n’aime pas être rigoureux certes parce que j’ai décidé de voir le travail comme un jeu, mais je suis résolument axé sur les résultats.

Le fait de savoir cela m’amène à être beaucoup plus concentré et à travailler davantage à l’atteinte des objectifs que je me fixe car je me dis, tout comme mes pairs, je n’ai pas droit à l’erreur.

Connaître sa culture et se l’approprier a une incidence positive sur notre vie.

J’espère cette semaine vous inciter à retourner dans le passé. Eh oui ! Allez à la connaissance de vos origines, l’histoire de votre village , … .

PS : il y a des aspects bons et des aspects négatifs dans la culture. Tirons le positif.

Bon début de semaine.

Au musée Adama Tounkara d’abobo

Nabehe Guy Dorgeles Soro

La vulnérabilité

Il n’y a pas de courage sans vulnérabilité ;
Il n’y a pas de succès sans vulnérabilité

J’ai choisi le thème vulnérabilité pour cette seconde saison de votre rubrique, a cause de la méconnaissance qu’on a de ce mot.

A la base on pense généralement que nous ne sommes pas vulnérables.
On qualifie même une partie de la population (les pauvres, les personnes vivant avec un handicap, les veuves, les orphelins, habitants de quartier précaires, …) de vulnérable.

Pourtant nous sommes tous vulnérables et nous subissons les effets de la vulnérabilité au quotidien.

La vulnérabilité peut être assimilée à la peur, aux risques, … . Nous sommes tous exposé au risque chaque jour que nous entrons dans l’arène. Eh oui ! Chaque fois que nous avons un projet, voulons relever des challenges, … nous sommes vulnérables.

La vulnérabilité nous accompagne tout au long de notre vie.
Si vous êtes amoureux, vous devenez vulnérables
Si vous voulez réussir, vous devenez vulnérables.

Parce que qui dit amour dit déception et qui dit réussite dit échec.

La vulnérabilité est donc notre ami quotidien.

Faut-il laisser les risques nous forcer à renoncer à notre marche ?
Faut-il abandonner à chaque fois que nous tombons ?
Faut-il laisser la peur d’échouer nous convaincre à renoncer ?

Pour gagner, il faut accepter de combattre, c’est-à-dire entrer dans l’arène, ensuite, avoir le courage et tenter sa chance.
On peut échouer en suivant ces étapes, mais la victoire ne nous trouvera pas en rêve.

Gagner n’est pas synonyme d’arriver en tête. Mais c’est souvent faire preuve de courage et participer.

Cher(e) ami(e) vulnérable, cette semaine fonçons, mettons-nous en mouvement.

NABEHE GUY DORGELES SORO

Côte d’Ivoire : états généraux de l’éducation

On peut définir l’éducation comme l’action qui consiste à apprendre, à former et surtout à développer des aptitudes intellectuelles, physiques et morale. Pour paraphraser Emile Durkheim, on dira que l’éducation est une socialisation méthodique pour la jeune génération.

L’éducation est le socle de tout développement économique et social harmonieux. C’est à travers la bonne formation des populations qu’un pays peut produire plus et mieux. La marche vers le développement est conditionnée par l’amélioration de l’efficience du système éducatif et d’apprentissage. Les pays d’Asie aujourd’hui cités comme modèles ont au cours de leur course vers l’émergence multiplié la proportion des diplômés scolaires par trois (03) voire plus. C’est le cas de la Thaïlande.

Malheureusement plusieurs rapports internationaux et même nationaux accablent le secteur éducationnel de la Côte d’Ivoire. Au nombre desquels on peut citer « le défi des compétences : pourquoi la Côte d’Ivoire doit reformer son système éducatif. Banque Mondiale, janvier 2017 », le Programme d’Analyse des Systèmes Educatifs de la Confemen (PASEC) 2019, l’Indice de Développement Humain … .

Force est donc de reconnaître que ce secteur est malade.
Pour soigner un patient il faut un diagnostic en vue de trouver le remède idéal. C’est donc avec joie que nous avons accueilli l’annonce sur « LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION » qui auront bientôt lieu.

Ces états doivent normalement permettre aux différents acteurs de s’exprimer et de trouver des solutions idoines pour l’avancée du secteur.

Simple activiste de l’éducation que je suis, je sais par exemple que les rapports sur l’éducation en Côte d’Ivoire sont nombreux. Les rapports d’experts proposant même des solutions existent et sont légion. Le problème aujourd’hui n’est pas d’avoir des rapports, mais plutôt la traduction des solutions en actions concrètes.

Je suis résolument persuadé que les problèmes des pays sous-développés sont intimement liés à leurs systèmes éducatifs. L’infrastructure de formation est l’épine dorsale du développement de tout pays.

Proposer des solutions c’est bien, mais les appliquer en vue d’un changement durable c’est mieux.

Travailler avec joie pour le bonheur des autres

Qu’attendez-vous de ces états généraux?

Quel changement esperez vous?

Répondez en commentaire.

Nabehe Guy Dorgeles Soro

Tourisme balnéaire

Le littoral Ivoirien s’étend sur plus 560 km avec de belles plages différentes à chaque point. D’Assinie à San Pedro en passant par Grand Bassam, Port-Bouet, Sassandra, la baie des sirènes, Monogaga, …, chaque plage à un paysage particulier.

Cela constitue un atout touristique et économique.

Touristique en ce sens que l’être humain est attiré par le beau et la plage attire de plus en plus les amoureux de la nature, du calme et de la bonne vibes (sensation, humeur,…).

Économique car autour des plages, il se développe plusieurs activités dans le domaine du transport, de la restauration, de l’hôtellerie, des loisirs…
C’est donc un excellent moyen pour réduire le chômage.

Le tourisme balnéaire peut générer plus d’emplois qu’il n’en produit actuellement.

Regardez nos plages les plus fréquentées (Grand Bassam, Port Bouet, …) sont souvent dans un état très insalubre. Les pouvoirs publics peuvent prendre des initiatives pour former des jeunes volontaires qui percevront une rémunération. Ces jeunes seront chargés d’assainir les plages, de prodiguer des conseils sur la préservation de l’environnement et de secourir les personnes qui fréquentent les plages en cas de danger.

Plage située sur l’ancienne route de Grand Bassam.

Certains se demanderont, avec quelles ressources allons-nous payer ses jeunes ?

Laissez-moi vous dire que l’homme de par sa nature est amoureux du beau. Si nous prenons soin de nos plages et qu’elles sont embellies avec des œuvres artistiques, les populations iront de plus en plus à la plage. Aujourd’hui les jeunes et même les vieux sont pour la plupart amoureux de belles photos. (J’en suis un exemple, j’aime jolie photo. Rire !). Les beaux endroits, même payants pour faire des photos, attireront toujours grand monde.

Imaginons ensemble, une plage propre, avec des œuvres d’art tels que les chaises en fer recyclés (un trône de fer), des drapeaux, des pneus recyclés biens décorés, des objets recyclés mis en bon état, … . En gros un endroit féérique.

Vous ne me direz pas que les artisans et les artistes manquent en Côte d’Ivoire. Faisons ensemble un tour sur Facebook et nous verrons tous ses talents dont regorge le pays et qui ont juste besoin d’être mis en lumière à travers de belles initiatives.

Ne seriez-vous pas capable de payer la modique somme de 100 f ou 200f considérée comme frais d’embellissement des plages pour y accéder ?

Moi si !

Cette somme si dérisoire soit-elle peut même être non obligatoire. J’ai la profonde conviction qu’il y aura des personnes qui donneront plus pour encourager ses bénévoles. Ensemble faisons un petit calcul, s’il y a 1000 personnes le week-end à la plage, multipliées par 200f, ça nous donne tactiquement 200 000 f. si nous avons 10 jeunes volontaires, ces jeunes gagneront la somme de 20 000f par week-end. Par mois ils auront chacun 80 000f. Cela peut être perçu comme un travail saisonnier. C’est là une manière de créer de nouvelles recettes et de nouveaux emplois.

Chers tous,

Tout n’incombe pas à la puissance publique, les citoyens que nous sommes avons le devoir de préserver notre environnement. Avant même de se mettre en association pour gérer les plages, nous devons être les premiers à ne pas jeter les ordures sur les plages. En gros adoptons un comportement éco-citoyen. Les ordures ne se déplacent pas seules. C’est l’Homme qui rend son cadre insalubre. Il faut que ça cesse !!!

C’est bientôt le weekend, n’oublions pas d’adopter un comportement éco-citoyen en allant à la plage. Nous avons une seule planète, à défaut de l’embellir ne la détruisons pas ! 😉

Nabehe Guy Dorgeles Soro.

La charité.

Le partage, la charité, l’aumône !

La charité est un acte de générosité envers une personne.

Outre l’action de donner, la charité a plusieurs dimensions. Comme certains, je la considère comme étant : l’amour de soi, l’amour du prochain et l’amour de Dieu.

L’amour de soi parce que je donne à l’autre ce qui me plaît.

L’amour du prochain parce qu’on souhaiterait que le faible soi comme nous.

L’amour de Dieu car faire du bien aux faibles, c’est le faire à Dieu.

Le partage est donc une exigence à la fois humaine et Divine.

Divine parce que Dieu exige de l’Homme une attention envers les nécessiteux (pauvres, veuves, orphelins, étrangers, personnes qui souffrent, …)

La charité est humaine en ce sens que l’homme par nature est altruiste et solidaire de son prochain. Nous sommes tous empathiques.

Savons-nous poser un acte de charité ?

L’une des manières de bien faire l’acte se trouve dans ce verset : « Donne-lui, et que ton cœur ne lui donne point à regret » (Dt 15,10)

La charité, la vraie, se fait sans regret. Celui qui donne doit avoir une joie intérieure au moment de l’action parce que la miséricorde ne doit en aucun cas être un poids.

Lorsqu’on parle de charité, plusieurs personnes pensent automatiquement au partage de vivres, non-vivres, de biens matériels, de l’argent.

Pourtant les nécessiteux n’ont pas uniquement besoin des biens. Mais ils doivent sentir l’empathie et la compassion que nous avons pour eux.

Faire l’aumône est loin d’être l’acte d’apporter une pièce de monnaie à quelqu’un sans regarder cette personne. C’est plutôt s’arrêter, regarder le bénéficiaire, échanger avec lui, comprendre ses besoins et l’aider dans la mesure du possible.

La charité est le plus beau geste d’amour qu’on peut donner à ceux qu’on rencontre. Elle doit se faire avec amour, attention, joie et sincérité.

Dans la pratique, l’aumône se fait de manière verticale, de celui qui est dans une bonne situation vers celui qui est dans une situation d’infériorité.

L’acte de charité ne s’exerce pas envers les personnes riches, heureuses et bien portantes.

Partager ses biens, permet de se détacher des plaisirs et à relativiser les problèmes superflus. Le partage donne un sentiment de liberté. C’est donc une relation gagnant – gagnant.

Chaque jour, nous accomplissons peut-être des gestes de charité sans nous en rendre compte.

Le sourire, la connaissance, le temps, la nourriture, les vêtements, l’hébergement, l’eau, l’argent, la consolation d’un affligé, l’écoute, la politesse, … sont des choses que nous pouvons partager. L’aumône doit se faire tous les jours car on a tous et on a toujours quelque chose à partager.

Tout au long de cette semaine, apprenons davantage à être généreux. Faisons plaisir à nos proches, partageons nos plus beaux sourires.

Nabehe Guy Dorgeles Soro, Essayiste.

La gratitude

Sentiment de reconnaissance et d’affection envers quelqu’un, la gratitude est une grande valeur.

C’est une philosophie positive basée sur les accomplissements et ce que l’on possède tels que la santé, l’amour, la famille, l’emploi, le toit au-dessus de notre tête, la nourriture, l’eau, l’appel d’un proche … .

Elle dirige notre attention sur ce qui nous rend heureux en lieu et place de ce qui nous rend malheureux. C’est une transition du « je veux …. Pour être heureux » vers le « je suis heureux d’avoir … ou d’être … ». C’est ici un appel à se contenter de ce qu’on a tout en cherchant à améliorer notre situation sans se morfondre.

Nous passons la majeure partie de notre temps à nous plaindre du tort que les autres nous font, des malheurs, des mauvais chiffres d’affaires, des échecs, … et j’en passe. Mais est-ce qu’il nous arrive de prendre du recul pour reconnaître les bienfaits que le « Tout-Puissant » / « l’univers » et les Hommes ont faits pour nous ?

C’est vraiment rare. J’avoue. J’étais même champion dans cette pratique de non reconnaissance lorsque je faisais face à un échec. Faut dire que l’échec était tolérance zéro dans mon esprit.

Pourtant la gratitude a pour avantage de permettre à l’homme de mieux se sentir. Être en gratitude constamment participe à la communication entre l’esprit de l’homme et l’univers. Cette pratique envoie un signal au corps qui à son tour permet aux humains de se détendre.

Pratiquer la gratitude nous impose à faire l’inverse de la routine de nos vies. C’est-à-dire, se concentrer sur tout ce qui contribue et a contribué à notre épanouissement en reconnaissant tous ses biens faits et les cadeaux de la vie.

Comme un consolateur, la gratitude a cette capacité de nous aider à surmonter les périodes difficiles en gardant la tête hors de l’eau. Concrètement, elle fait oublier la douleur présente en nous orientant sur les grâces reçues de la vie. Quelqu’un disant sur un ton ironique, Marc est admis à Havard, Korotoum s’est mariée, Koffi a reçu 7 milliards de Dollar, moi, je vais bien, je respire, je suis en bonne santé, je suis en vie.

Cette petite parenthèse montre que lorsqu’on pense qu’on a rien reçu de l’univers, on a au moins le souffle de vie. Alors, soyons reconnaissant des biens dont le Seigneur nous gratifie.

Tout a l’air d’être si simple en lisant cet article. Mais la pratique est tout autre. Imaginez un instant la perte d’un être cher ou une affaire qui tourne mal, c’est vraiment difficile de s’asseoir et être en gratitude. Il faut pourtant l’essayer, c’est un puissant décanteur de situation.

Une chose est sure, Dieu donne à ceux qui sont reconnaissants. La reconnaissance est une vertu et un multiplicateur de bien-être. On donnera toujours plus à ceux qui en ont. Comment recevoir si tu penses que tu n’as rien et que tout est mal chez toi ?

La gratitude a de multiples avantages, au nombre desquels on peut citer :

  • La résistance au stress ;
  • L’augmentation de la propension à voir les bons côtés de la vie en participant à la conservation des souvenirs heureux et des accomplissements ;
  • L’augmentation du sentiment de bien-être ;
  • L’augmentation de l’estime de soi ;
  • La favorisation de la communication avec les autres tout en augmentant la capacité à exprimer les émotions quand il faut ;
  • La réduction du négativisme ;
  • Le développement de nouvelles aptitudes.

Demeurons dans la gratitude pour relativiser et garder en tête les progrès que nous effectuons et non l’échec. Changeons le regard que nous avons sur notre vie.

N’hésitons pas à dire merci à quelqu’un pour une attention, un sourire, …

Félicitons-nous pour les petits pas que nous accomplissons, soyons en joie pour le peu que nous avons

Pour cette semaine, prenez du temps, juste sept (07) minutes par jours, observez autour de vous, vous verrez les biens dont Dieu vous a gratifié, ne serait-ce que la santé.
Il n y a pas que les copains de l’échec et du malheur dans notre vie, il y a aussi ceux de bonheur, de la réussite que nous devons mettre en valeur. Cela passe par la culture de la gratitude.

Le défi est lancé, relevons le ensemble.

Nabehe Guy Dorgeles Soro, Essayiste.

La bénédiction

Bénédictio comme le disent les latins est l’acte de faire ou de souhaiter le bien à quelqu’un.

La bénédiction est d’abord un acte divin. C’est l’image de Dieu qui veut le bonheur de l’homme.  Cela se traduit par la création du monde qui est elle-même une bénédiction (belles paroles qui ont créé ce monde (Génèse)).

Aussi, elle est  l’expression du bien, de l’amour de Dieu. Cet acte/parole permet de faire reculer le mal, le négatif dans le monde en faisant prospérer le bien et le positif en toutes choses et en tous lieux.

La bénédiction est le don de Dieu par excellence. C’est une communication de la paix, la joie, l’amour, …  elle est la communion de la grâce de Divine avec les hommes.

La bénédiction s’opère dans  deux (02) sens :

  • Le premier c’est l’homme qui bénit son créateur pour les bienfaits reçus en guise de reconnaissance ;
  • Le second  sens consiste à implorer la clémence de Dieu en proférant des paroles positives sur la vie d’un individu. C’est l’action de dire l’amour de Dieu pour une personne.

Les bénédictions sont monnaies courantes dans certaines traditions, vous entendrez les malinkés, dans leurs processus de salutations dire à la fin « Allah logo diman, … , ». Dans les temples, les églises, les mosquées, les relations familiales (père / mère qui bénit ses enfants, …) les hommes se bénissent entre eux dans le puissant nom de Dieu. Elles sont donc destinées à faire advenir l’autre à un état meilleur.

L’homme  dans sa nature primaire souhaite toujours le bien à autrui.

Les épreuves de la vie et certaines situations ont tendance à changer cette nature.

Et nous, sommes-nous capables de proférer des bénédictions pour nos ami(e)s ?

Sommes-nous capables de bénir autrui ?

Sommes-nous capables de souhaiter du bien à nos ennemis ?

Méchant, bon, tout le monde a besoin de prière. La prière est une bénédiction. Ne soyons pas avare. Même 10 secondes suffisent pour porter quelqu’un en prière.

Cette pratique simple et bénéfique pour tous est rarement exploitée.

Si vous voyez quelqu’un qui souffre, si vous ne pouvez pas ouvrir votre bouche pour le faire (bénir), souhaitez-lui du bien à l’intérieur de vous, dites des paroles positives pour lui (que Dieu fasse que tu recouvres la santé, que Dieu te bénisse, …). Ses paroles simples peuvent guérir ou soulager.

Bombardez sans cesse votre entourage par des paroles de bénédictions. Des paroles positives. Il y a de l’impact spirituel positif dans cet exercice.

Nous devons nous aussi bénir Dieu pour les biens dont il nous gratifie tous les jours. Cet aspect sera élucidé la semaine prochaine lorsqu’on parlera de la gratitude.

L’homme cherche toujours la bénédiction. C’est donc un acte essentiel. L’homme ne peut pas vivre sans se mettre sous la bénédiction de Dieu.

Nous avons tous soif de bénédiction, il est de notre devoir de la chercher et d’implorer Dieu pour qu’il bénisse l’homme.  C’est une mission qui permet de désaltérer les cœurs.

Lorsque vous recevez des bénédictions, cela ne signifie pas que vous avez tout gagné. Non. Pour tout gagner le comportement doit suivre. Il faut davantage poser des actes qui ne lèsent pas les autres (faire le bien).

Me concernant, je bénis Dieu, je bénis  les autres au nom de Dieu. Tous les jours de ma vie, je me regarde dans la glace et j’affirme avec confiance et foi que je suis une bénédiction divine.

Exhortation de la semaine : ouvrons nos bouches pour proférer de bonnes paroles à l’endroit de nos proches. Ouvrons nos cœurs avec sincérité pour bénir les personnes en difficultés. Évitons de maudire ou dire des choses négatives sur autrui.

Etes-vous prêts à relever ce défi ?

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Nabehe Guy Dorgeles Soro