Lire, c’est ouvrir son esprit et développer de nouvelles compétences.
A la base, je n’aimais pas lire (rire!). Au collège et au lycée, je me contentais de lire uniquement les œuvres qui étaient au programme scolaire. Je le faisais uniquement à cause des devoirs.
Arrivé à l’université, les professeurs répétaient tous : la formation universitaire est livresque. Rire ! « Que faire de cela, on a lutté lutté pour avoir le BEPC, le BAC sans pression, ils vont nous dire quoi. »
Hélas ! Penser ainsi a été une grave erreur. Après quelques faux pas, j’ai préféré me remettre en cause et m’initier personnellement à la lecture.
En le faisant j’améliorai aisément mon niveau de langue, mon vocabulaire, ma compréhension des cours, des concepts économiques et par dessus tout, l’ouverture d’esprit.
Un proverbe africain dit : Un jeune qui a beaucoup voyagé est plus agé (expérience, vécu) qu’un vieux qui est toujours resté au village.
A défaut de voyager physiquement, la lecture permet de faire bouger son esprit sans que le corps ne se déplace.
Autant la nourriture sert au bien-être physique, la lecture quant à elle nourrit l’esprit. Si nous ne mangeons pas, notre corps s’affaiblit. De même, si nous ne lisons pas, notre cerveau perd certaines capacités.
La lecture permet de booster le cerveau. Le neuropsychologue, David Lewis affirme que la lecture permet de réduire le stress de 68%.
Alors pourquoi s’en priver ?
Je vous encourage à lire / écouter des podcasts de livres.
Il n’y a pas de courage sans vulnérabilité ; Il n’y a pas de succès sans vulnérabilité
J’ai choisi le thème vulnérabilité pour cette seconde saison de votre rubrique, a cause de la méconnaissance qu’on a de ce mot.
A la base on pense généralement que nous ne sommes pas vulnérables. On qualifie même une partie de la population (les pauvres, les personnes vivant avec un handicap, les veuves, les orphelins, habitants de quartier précaires, …) de vulnérable.
Pourtant nous sommes tous vulnérables et nous subissons les effets de la vulnérabilité au quotidien.
La vulnérabilité peut être assimilée à la peur, aux risques, … . Nous sommes tous exposé au risque chaque jour que nous entrons dans l’arène. Eh oui ! Chaque fois que nous avons un projet, voulons relever des challenges, … nous sommes vulnérables.
La vulnérabilité nous accompagne tout au long de notre vie. Si vous êtes amoureux, vous devenez vulnérables Si vous voulez réussir, vous devenez vulnérables.
Parce que qui dit amour dit déception et qui dit réussite dit échec.
La vulnérabilité est donc notre ami quotidien.
Faut-il laisser les risques nous forcer à renoncer à notre marche ? Faut-il abandonner à chaque fois que nous tombons ? Faut-il laisser la peur d’échouer nous convaincre à renoncer ?
Pour gagner, il faut accepter de combattre, c’est-à-dire entrer dans l’arène, ensuite, avoir le courage et tenter sa chance. On peut échouer en suivant ces étapes, mais la victoire ne nous trouvera pas en rêve.
Gagner n’est pas synonyme d’arriver en tête. Mais c’est souvent faire preuve de courage et participer.
Cher(e) ami(e) vulnérable, cette semaine fonçons, mettons-nous en mouvement.
Nous le savons tous, le Covid-19 a occasionné le confinement de la moitié des habitants de la terre. Plusieurs activités économiques sont à l’arrêt. Les écoles sont fermées.
Cela a occasionné le développement de plusieurs solutions numériques dans l’optique de permettre la continuité de l’école quoique les élèves et les étudiants sont à la maison. Ces solutions consistent à :
l’utilisation d’applications mobiles qui permettent aux professeurs de dispenser les cours et d’évaluer les apprenants ;
les cours à la télévision (solution appliquée en Afrique, particulièrement en Côte d’Ivoire).
Ces solutions bien qu’ayant de bonnes intentions ne sont pas adaptées à l’environnement de l’Afrique.
Dans cet article, nous allons décortiquer les obstacles qui font que ces solutions risquent d’échouer (elles ont pour la plupart échoué) en Afrique.
L’apprentissage via les applications mobiles.
Cette technique d’apprentissage s’est révélée efficace en occident où même avant la crise du Covid-19, les écoles avaient des programmes de cours en ligne dans lesquels, les étudiants pouvaient suivre et valider les cours tout en restant à la maison. L’une des conditions nécessaires à ce mode d’étude est l’accès aux nouvelles technologies (ordinateur, Smartphone, internet,…).
Sous nos tropiques, le taux d’accès à internet est faible. Le nombre d’utilisateurs d’internet en Afrique est de 435 millions sur une population de 1,272 milliard de personnes (rapport «2018 Global Digital»). En Côte d’Ivoire, seulement 11.060.000 millions de personnes utilisent internet sur plus de 25 millions d’habitants (selon étude de We Are Social etHootsuite en janvier 2019).
Plusieurs raisons expliquent ce faible taux d’utilisation d’internet :
raisons économiques : l’achat d’un forfait internet s’avère couteux pour un pays qui a près de la moitié de ses habitants pauvres ;
raisons d’éducation : presque la moitié de la population est analphabète (43.8% selon le ministère de l’éducation nationale 2017), même quand elle en voit l’utilité, elle ne peut pas s’en servir ;
taux de pénétration d’internet : 85,16% du territoire ivoirien est couvert par le réseau internet 3G (ARTCI décembre 2018). Certaines zones rurales de la Côte d’Ivoire ne sont pas couvertes par le réseau internet.
Cette première solution, bien qu’efficace est inadaptée au contexte africain, en l’occurrence celui de la Côte d’Ivoire
Selon vous, comment un enfant de Sokouraba (village de la commune de Minignan) pourra prendre des cours en ligne sachant qu’il est dans l’un des villages les plus pauvres du pays et ses parents n’ont pas de Smartphone ?
Ce village est un exemple parmi tant d’autres.
Cette solution numérique est adaptée aux zones qui sont couvertes par le réseau internet et dont les habitants ont les ressources financières nécessaires pour acheter une connexion internet.
L’apprentissage à la télé et à la radio
L’utilisation des fréquences de radio et des chaines de télévisions nationales est une méthode simple et accessible à toutes les couches de la société. Dans la majorité des foyers de la Côte d’Ivoire, il y a au moins une radio/une télévision. Malgré cela cette solution s’avère totalement inefficace. Les raisons sont les suivantes :
absence d’interaction entre enseignant et apprenant ;
impossibilité pour l’enseignant de savoir si l’apprenant à bien assimilé le cours ;
impossibilité d’évaluer les apprenants ;
temps de cours insuffisant (2h par jour).
Face aux difficultés d’assurer la continuité de l’école nationale via les systèmes numériques, il est préférable de décréter un retour progressif à l’école.
Ce retour peut se faire la manière suivante :
les classes d’examens retournent à l’école dans un premier temps
distribution gratuite des masques de protection aux élèves et aux enseignants
respecter la distance d’un mettre entre les personnes
Après une période d’observation qui peut durer 2 semaines ou 1 mois, on peut permettre aux élèves des classes intermédiaires de reprendre les cours tout en respectant les mesures sanitaires.
L’initiative du gouvernement ivoirien qui appelle à la reprise des cours dans les zones non touchées par le Covid-19 (intérieur du pays) est à saluer. La zone touchée (le grand Abidjan) quant à elle reprendra les cours le 15 mai 2020 en temps normal.
A la longue, nos Etats doivent chercher à développer la veille stratégique afin qu’on puisse faire face rapidement et facilement aux prochaines crises à venir.
Pour l’heure, nous souhaitons une bonne reprise de cours aux élèves et étudiants qui reprennent le chemin de l’école. N’oubliez surtout pas de respecter les mesures d’hygiènes.
Le confinement peut être défini comme l’action de se retirer des autres et de s’isoler. En raison de la pandémie du coronavirus qui affecte le monde entier, plusieurs Etats ont demandé à leurs concitoyens de rester confinés afin de limiter au maximum la propagation du virus. Cette mesure plus que salvatrice est légitime (selon les lois de l’Etat d’urgence de certains pays) et s’avère nécessaire au maintien un tant soit peu le bien-être des populations.
Toutefois, la question suivante subsiste : comment vivre cette période de confinement ?
Etre confiné est certes difficile pour les personnes qui la plupart du temps ont des activités journalières intenses (travailleurs, étudiants, …). Mais nous devons adopter le comportement du « chat » pendant cette période. Je m’explique. Le chat est un animal réputé pour ne jamais tomber sur son dos. Quelles que soient les situations ou les combats, il retombe toujours sur ses pattes. Nous allons agir et nous comporter comme lui pour sortir indemne de cette période.
Comme vous tous, je ne sais pas combien de temps durera cette période de confinement. Une vingtaine de jours ? Un (01) mois ou deux (02) mois ?… Nous n’en savons rien, mais une chose dont je suis très sûr, elle ne sera point éternelle. Alors que faut-il faire ?
Devrions-nous rester couché et compter les jours tellement semblables qu’ils paraissent interminables? M’enterrer dans une déprime ou encore procrastiner ? NON ! Oui, je dis bien NON.
C’est le moment d’affiner nos projets. Considérons tous cette période comme un moment de remise en question, un moment pour perfectionner nos projets personnels, un moment pour affiner nos stratégies et atteindre de nos buts.
En cette période, nous vous recommandons les activités suivantes :
1.Le sport (pompes, les abdos, squats,…) car il faut bien maintenir la forme. Le sport a des effets positifs sur la santé physique et mentale. Il permet de maintenir le corps en bonne santé, d’atténuer le syndrome dépressif et les anxiétés, d’avoir un bon sommeil et d’être de bonne humeur. De plus, il améliore la capacité de raisonnement, d’analyse, et de résolution des problèmes. C’est l’un des meilleurs moyens pour augmenter son estime de soi.
2. La lecture. Lisez des livres qui peuvent vous aider à atteindre vos buts, ou simplement pour vous distraire, pourquoi pas des livres d’histoire ? Si vous ne le saviez pas, la lecture quant à elle permet de booster le cerveau. Le neuropsychologue, David Lewis affirme que la lecture permet de réduire le stress de 68%. Son effet le plus probant est la capacité à améliorer le vocabulaire des lecteurs. Selon vos goûts, il y a de tous genres ! Pour les personnes qui aiment moins lire, je vous recommande des vidéos.
3. Les vidéos documentaires ou des success stories qui sont un véritable booster quand on a des projets. Elles ont le pouvoir de motiver au quotidien car il est toujours bien de voir le parcours d’un modèle, entendre les difficultés qu’il a rencontrées et les solutions qu’il a utilisées pour faire face aux problèmes peuvent nous revigorer.
4. Vous pouvez vous adonner à la méditation. Cela vous permettra d’expérimenter certaines dimensions spirituelles (que nous ne développerons pas ici. elles feront l’objet d’un article spécial) que vous pensiez inatteignables mais plus encore la méditation calme les esprits et permet de recentrer ses énergies. Méditer permet de retrouver la maitrise de soi et de développer son magnétisme. Pour Milarepa, la méditation nous permet d’entrer en relation avec une plus large dimension de soi Vous pouvez faire tout ceci en appliquant les bonnes conduites sanitaires recommandées pour éradiquer le Covid-19.
5. La musique. Elle permet de s’évader et de se changer les esprits. Elle a des qualités de motivation, de booster de créativité et de réducteur de stress.
Nous devons garder en tête que chaque jour est un départ vers l’accomplissement de notre but. Pour cela, j’exhorte chacun de vous à établir un emploi du temps par semaine ou journalier avec des objectifs précis prédéfinis la veille. Je vous laisse à la fin de cet article un exemple d’emploi du temps que vous pouvez suivre « My Daily Motivational Timetable » et des sites internet où vous pourrez vous procurer des livres et bénéficier de formation assortie de certificats internationaux gratuitement.
Cette série de conseils est utile pour vous aider à ne pas sentir le ralentissement de la vie (économie, activités ludiques, activités sociales, …) et surtout obtenir des connaissances clés à la sortie de cette période morose.
Pendant cette période de confinement, je vous souhaite la bonne santé et je vous invite au respect des mesures d’hygiène afin que cette période ne soit pas longue.
Meilleure santé à tous !
My Daily Motivational Timetable
Heures
Activités
05 H : 00
Réveil
05 H : 10
Prière
05 H : 40
Méditation + Sport
06 H : 10
Ménage + Rangement
06 H : 45
Bain
07 H : 00
Petit déjeuner
08 H : 00
Prendre des nouvelles d’un proche
09 H : 00
Lire un livre
11 H : 00
Pause musique / Converser via whatsApp
11 H : 30
Aider à la cuisine ou me faire à manger
12 H : 30
Repas
13 H : 30
Repos
15 H : 30
Réveil
15 H : 45
Lecture
18H : 00
Regarder des documentaires / Success stories
19 H : 00
Bain
19 H : 30
Aide à la cuisine ou me faire à manger
20 H : 00
Suivre les informations (JT…)
20 H : 30
Repas
21 H : 30
Certificat de formation en ligne
23 H : 30
Clip vidéo sur youtube
24 H : 00
Prière + Repos
NSDaily Motivational Timetable
Sites important pour avoir des livres gratuitement :
L’éducation peut être définie comme l’action qui consiste à apprendre, à former et surtout à développer des aptitudes intellectuelle, physiques et morales. Certains auteurs comme Emile Durkheim définissent l’éducation comme une « socialisation méthodique pour la jeune génération ».
Les économistes quant à eux, abordent la question d’éducation sous la forme de capital humain. La théorie du capital humain a été fondée à partir des années 50 par Theodore Schultz (Prix Nobel 1979), Gary Becker (Prix Nobel 1992) et Jacob Mincer. Cette théorie appréhende l’éducation comme un capital qui lorsqu’accumulé permet au détenteur accroître sa productivité et par conséquent son revenu.
En plus de ses vertus économiques sur les détenteurs du capital humain, l’éducation a des externalités positives sur la croissance économique, le développement, la santé, la préservation de l’environnement et la stabilité politique.
Dans cet article, j’expliquerai de manière succincte les raisons pour lesquelles il faut accroître les investissements dans l’éducation en Afrique et partout dans le monde. Plus tard, dans notre rubrique éducation, on approfondira les liens entre l’éducation et les autres compartiments de la vie d’une nation.
Tout d’abord, l’éducation est un droit fondamental inscrit dans la DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME. Cette déclaration a été adoptée le 10 décembre 1948 par l’assemblée générale des Nations Unies à Paris. Son article 26 stipule que « Toute personne a droit à l’éducation ». En plus de l’aspect international, la constitution de la plupart des pays consacre l’éducation comme droit fondamental à tous ses citoyens. Selon l’article 9 et 10 de la constitution ivoirienne, toutes personnes à droit à l’éducation, à la formation professionnelle et l’école est obligatoire.
Concernant la santé, plusieurs travaux montrent l’impact positif de l’éducation sur elle. Selon Ross et Mirowsky (1999) l’éducation a une grande influence sur le niveau de santé des individus quelque soit leur niveau de revenu parce que les personnes éduquées ont tendance à fréquenter les centres de santé à l’opposé des personnes non éduquées. Pour Grossman & Kaestner (1997), les individus éduqués sont des “producteurs de santé”. C’est-à-dire qu’ils adoptent un mode de vie sain car ils savent que certains comportements ont des répercussions sur l’état de santé. L’éducation permet donc aux individus de comprendre leurs bilans de santé, de mieux échanger avec les professionnels de la santé et elle influence le niveau de santé des enfants des parents éduqués (rappel des vaccins, éviter les comportements à risques, …). C’est le cas du Kenya où les réformes éducatives ont fait progresser le niveau d’instruction des femmes d’environ 2 années et réduire la mortalité maternelle de 34%. Un article de l’Unesco affirme que, l’éducation a le pouvoir de réduire la mortalité infantile. Selon leurs estimations, la vie de 2,1 millions d’enfants de moins de 5 ans ont été sauvés entre 1990 et 2009 grâce aux progrès réalisés en matière d’éducation des filles. (UNESCO 2013, Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous).
Le développement étant le changement structurel des sociétés au niveau économique, industriel, sanitaire et social est fortement impacté par le capital humain. L’éducation contribue activement au développement à travers la formation du capital humain. Selon la théorie du capital humain, une population éduquée et en bonne santé est une précondition à une croissance économique soutenue et durable. La productivité d’un travailleur qualifié est supérieure à celle d’un travailleur non qualifié. La main-d’œuvre éduquée a un effet sur la croissance économique (elle facilite l’absorption de la technologie provenant des pays plus avancés (Barro, 2002)), l’innovation technologique et attire les investissements directs et étrangers. Pour N. Birdsall (1995), le miracle asiatique a été possible grâce à une offre d’éducation de qualité et une politique d’accroissement de la demande de travail. Cette combinaison a permis l’accroissement du PIB (croissance économique), la réduction de la pauvreté et des inégalités de revenus.
L’éducation permet aussi de réduire la pauvreté en augmentant le revenu des personnes éduquées. Une étude de la Banque Mondiale atteste que les pays en développement ont pu lutter contre la pauvreté grâce à l’éducation (Banque mondiale, 1995). Cela s’explique par le fait que les travailleurs instruits ont plus de chances d’être employés que les actifs non instruits. Le fait d’obtenir un emploi implique une augmentation du revenu qui est source de réduction de la pauvreté. Les personnes instruites sont plus aptes à obtenir des emplois durables avec de bonnes conditions de travail. En Tanzanie, 82% des travailleurs qui n’ont pas terminé le cycle primaire vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le risque qu’un actif qui a terminé le niveau primaire soit pauvre est de moins de 20%. Plus le niveau d’étude est élevé, plus le risque d’être pauvre diminue. (UNESCO 2013, Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous).
La croissance économique, le développement et la réduction de la pauvreté des pays d’Asie de l’Est par rapport à ceux de l’Afrique subsaharienne sont expliqués en partie par le fait qu’en 1965, les adultes d’Asie avaient passé environ 3 années en moyenne à l’école de plus que ceux de l’Afrique Subsaharienne. Dans les 45 années qui ont suivi, le revenu moyen par habitant des pays d’Asie de l’est évoluait de 3,4% annuellement en moyenne tandis qu’en Afrique Subsaharienne il a assisté à une croissance 0,8%. Cet écart est principalement dû à la différence entre les niveaux d’instruction.
L’éducation à contribuer à la construction et à l’émergence de l’Etat-Nation dans certains pays européens vers la fin du XVIIIe siècle. Cela a été possible grâce au rôle unificateur et bâtisseur d’identité nationale de l’école. L’école participe à la plus grande cohésion sociale parce qu’elle permet d’unir des personnes malgré leurs différences de couleurs, de cultures et de religions tout en inculquant les valeurs citoyennes de la république. L’éducation a permis au pays du Maghreb d’aboutir à un Etat-Nation dans les années 60 et 70. Selon le pédagogue Philippe Meirieu, l’école est par excellence le lieu où l’homme apprend à remplacer la violence par le débat. Plusieurs recherches attestent qu’il y a une corrélation positive entre le niveau d’éducation et le niveau de démocratie, de tolérance. Le cas des pays d’Afrique Subsaharienne atteste que les risques de conflit sont deux fois plus élevés dans les zones où les inégalités dans l’enseignement supérieur sont plus fortes. (UNESCO, l’éducation transforme nos existences, 2013). Selon l’UNESCO, le niveau d’étude influence positivement le soutien d’un individu à la démocratie. Ainsi, les citoyens adultes qui ont achevé leur cycle primaire sont 1,5 fois plus susceptibles de soutenir la démocratie et ceux ayant le niveau d’étude secondaire sont 3 fois plus susceptibles de soutenir la démocratie par rapport à ceux qui n’ont pas fait d’études. (UNESCO, l’éducation transforme nos existences, 2013).
Au niveau de l’environnement, l’éducation permet aux individus d’être plus soucieux de la préservation de l’environnement. Cela s’explique par le fait qu’elle influence les comportements, les modes de vie, l’utilisation des ressources telle que l’eau, l’énergie et la capacité à recycler les déchets ménagers. Avec le changement climatique dont souffrent déjà les populations des pays pauvres, l’éducation peut leur permettre de faire face à ce changement en s’adaptant à ses effets. En Ethiopie, les cultivateurs qui ont achevé le niveau primaire ont plus de 20% de chance de faire face au changement climatique à travers l’adoption des nouvelles techniques de conservation des sols et l’adaptation aux nouveaux calendriers agricoles. (UNESCO, l’éducation transforme nos existences, 2013)
Nous venons de parcourir de manière succincte les avantages de l’éducation sur la vie d’une personne et ses externalités positives sur la croissance économique, le développement, la réduction de la pauvreté, la santé, la cohésion sociale et l’environnement. L’éducation apparaît donc comme le socle de tout développement économique, social et environnemental. Il est donc nécessaire d’investir massivement dans l’éducation des enfants et des jeunes parce que l’éducation est une panacée aux problèmes de société. Ces investissements doivent se faire au niveau de la puissance publique et au niveau de chaque individu. Dans notre prochain article de cette rubrique, nous allons expliquer en long et en large le lien entre l’éducation et la croissance économique, le développement, la réduction de la pauvreté.
ANNEXE
INFOGRAPHIE UNESCO
Infographie UNESCO
BIBLIOGRAPHIE
IRD (2006), Défis du développement en Afrique subsaharienne L’éducation en jeu.
Nolwen Henaff (2006), Education et développement. Regard critique sur l’apport de la recherche en économie. In : Pilon Marc (ed.). Défis du développement en Afrique subsaharienne : l’éducation en jeu. Nogent-sur-Marne : CEPED, 67-93. (Rencontres – CEPED). ISBN 2-87762-153-7
Thibaut Lauwerier (2017), l’éducation au service du développement. La vision de la banque mondiale, de l’OCDE et de l’Unesco. ISSN 1660-7147.
UNESCO (2013), le Rapport mondial de suivi sur l’Éducation pour tous. Première édition en 2013, Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture 7, place de Fontenoy 75352 Paris 07 SP – France
Depuis plusieurs années, le débat économique est marqué par la situation des pays pauvres très endettés (PPTE) qui pour la majorité d’entres eux sont les pays d’Afrique subsaharienne. Vingt-quatre (24) ans après le lancement de l’initiative PPTE par la Banque Mondiale et le FMI, savons-nous réellement ce qu’il en est ? Autrement dit qu’est-ce que l’initiative PPTE?. Il convient pour nous alors de vous expliquer, aujourd’hui chers lecteurs, l’origine, les conditions d’éligibilité, les résultats ainsi que les limites et enfin les critiques de cette initiative. Voyons cela un peu comme un contrat mais pas n’importe lequel: un contrat de lecture entre vous et moi. Je vous mets à disposition toutes les cartes de connaissance et à vous de vous en approprier afin de porter un regard nouveau sur l’environnement politicoéconomique de nos Etats. Commençons par les fondements: l’origine de cette initiative.
Les années soixante-dix sont marquées par une hausse du prix des matières premières. Cette hausse qui a provoqué une augmentation des aides aux développements (sous la forme de prêts) en faveur des pays sous-développés d’Afrique, d’Amérique du sud et d’Asie. Puis dans les années quatre-vingt, on assiste à une baisse du cours des matières premières. Les pays du tiers monde qui en sont les principaux exportateurs voient donc leurs ressources diminuer tandis que les taux d’intérêt réels des dettes contractés antérieurement grimpent. Généralement, lorsqu’un pays avait du mal à faire face à sa dette, le club de Paris (organisme des créanciers souverains) rééchelonnait les échéances de paiements de la dette dudit pays. Cette technique s’est avérée malencontreusement inefficace parce que le report des dettes a conduit à élever les taux d’intérêt et pourtant ces pays devaient toujours continuer de faire face à la baisse de leurs ressources entrainée par la baisse du coût des matières premières. Plusieurs pays ont donc conclu des accords avec le club de Paris. Hélas ces accords n’ont pas réussi à régler la question fondamentale: la raison de l’endettement excessif des pays pauvres. En 1988, l’initiative de Toronto a permis l’annulation partielle de 33 % de la dette commerciale (banque de France). Après de vaines tentatives, l’initiative PPTE a été lancée en 1996 par la Banque Mondiale et le FMI. L’objectif de cette initiative étant d’aider les pays pauvres à faire face durablement à l’endettement excessif en rendant leurs dettes soutenables. En 1999, ce programme a été révisé afin de permettre aux pays concernés de lutter contre la pauvreté toutefois il est encore question d’éligibilité.
Pour bénéficier de l’initiative PPTE, les pays doivent s’engager à réduire la pauvreté à travers des réformes. Le processus du PPTE en lui même revêt deux (2) étapes.
La première concerne le point de décision. Lorsqu’un pays atteint ce point, il bénéficie d’un allègement intermédiaire de sa dette à un niveau jugé soutenable et d’une assistance. Pour ce faire, il doit au préalable remplir les conditions suivantes :
Être admissible à emprunter auprès de l’Agence internationale de développement de la Banque mondiale (celle là même qui octroie des prêts sans intérêts et réalise des dons aux pays les plus pauvres du monde) et auprès du FMI par le biais du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, qui offre des prêts à des taux bonifiés aux pays à faible revenu ;
Faire face à une charge d’endettement insoutenable, à laquelle ils ne peuvent s’attaquer au moyen des mécanismes d’allégement de la dette traditionnels ;
Donner la preuve qu’il a procédé à des réformes et mené une politique économique avisée dans le cadre de programmes appuyés par le FMI et la Banque mondiale ;
Avoir élaboré un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) suivant un vaste processus participatif au niveau national. (Source : FMI) La seconde est le point d’achèvement. A la fin de cette étape, le pays verra sa dette intégralement réduite. Les conditions de cette étape sont les suivantes :
Continuer de donner la preuve de bonnes performances dans le cadre de programmes soutenus par des prêts du FMI et de la Banque mondiale ;
Exécuter de manière satisfaisante les grandes réformes convenues au point de décision ;
Adopter et mettre en œuvre pendant un an au moins son DSRP. (Source : FMI)
Malgré les critiques de certains économistes, l’initiative PPTE enregistre plusieurs résultats positifs tels que :
126 Milliards de dollar de dettes annulées par la communauté financière internationale selon le Trésor français ;
La dette publique extérieure des PPTE est passée de 119% du PIB à 33% en moyenne ; (trésor français)
Les dépenses pro pauvres de ces pays ont augmenté de 3 points du PIB (trésor français) ;
La conception et la mise en œuvre des stratégies durables de développement et de réduction de la pauvreté (Bulletin de la Banque de France • N° 140 • Août 2005)
L’initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés rencontre des limites qui sont décriées par plusieurs experts et organismes internationaux :
Certains pays s’endettent excessivement pour bénéficier de ce programme tandis que ceux qui fournissent des efforts pour réduire leurs dettes sont mis à l’écart;
Seuls les pays aux politiques jugées correctes sont éligibles au programme. C’est le cas du Soudan (Arnaud Zacharie)
L’élaboration du DSRP n’est pas participative dans certains pays (cas du Burkina Faso en 2002 où les négociations entre le gouvernement et la société civile n’ont duré qu’une heure et demie, confère le PNUD) ;
L’initiative PPTE n’a point véritablement dégagé de ressources supplémentaires pour les pays bénéficiaires. (« Debt Relief for the Poorest: an Operations Evaluation Department Review of the HIPC Initiative », Banque mondiale, 2003)
Deux écoles de pensées s’affrontent sur la question de l’initiative PPTE. Pour la première , la réduction de la pauvreté passe par le commerce et non l’aide (trade not aid) donc essentiellement par l’abolition des barrières douanières entre pays du nord et ceux du sud, la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance. Quant à la seconde, elle affirme que seules l’annulation totale des dettes des PPTE et l’augmentation des aides (dons) au développement pourront améliorer la situation des pays pauvres.
L’initiative PPTE initiée par la Banque Mondiale et le FMI aura permis à plusieurs pays de sortir du gouffre de l’endettement excessif. Cependant, force est de constater que malgré la réduction de leurs dettes, certains pays tels que le Burundi, le Burkina Faso, le Malawi, le Niger, l’Afghanistan, le Togo … figurent toujours parmi les pays les plus pauvres et les pays les moins avancés (UNCTAD/PRESS/IN/2018/008, Statista 2020).
La question qui subsiste alors est la suivante : la réduction de la dette est-elle le sentier libérateur à emprunter pour éradiquer complètement la pauvreté?
En d’autres termes, la réduction de la dette des pays pauvres leur permet-elle de sortir définitivement de la pauvreté? Dans notre prochain article de la rubrique économie, nous parlerons des mécanismes de réduction de la pauvreté.
ANNEXE
Pays ayant dépassé le point d’achèvement (35)
Afghanistan Bénin Bolivie Burkina Faso Burundi Cameroun République centrafricaine République du Congo République dém. du Congo Comores Côte d’Ivoire Éthiopie Gambie
Peut-on créer des champions nationaux sans une petite dose de protectionnisme ?
Champions nationaux , ce terme est utilisé par les économistes pour évoquer, de grandes entreprises nationales compétitives à l’international, potentiellement capables de participer au développement de leur pays d’origine et qui bénéficient d’une forme de traitement favorable de la part du pouvoir politique.
Pour faire émerger les champions nationaux, je pense qu’il faut une série de mesures visant à accompagner les PME performantes.
Dire qu’on veut des champions nationaux et laisser ces mêmes « champions » en compétition loyale avec les grosses multinationales, c’est mettre les loups et les moutons dans une même cage. On connaît tous le résultat.
Inciter les gens à entreprendre c’est bien, affirmer qu’on veut des champions nationaux c’est bon. Mais cela doit se solder par l’octroi de facilités aux PME performantes.
Un exemple simple, l’Etat a pris des mesures visant à taxer l’importation des volailles. Pour protéger les producteurs et faire émerger des champions dans ce domaine, l’état ivoirien a mis en place un prélèvement compensatoire appliqué aux importations de volailles entières, découpées et abats. Concrètement, l’état prélève 1000 Fcfa sur chaque kilogramme de volaille importé. Du coup le prix de la volaille importée sera plus élevé que celle produite au pays. Cette mesure a permis aux producteurs locaux d’être plus performants et plus compétitifs. Cela a entraîné le développement de la filière avicole nationale.
Aujourd’hui, on peut aisément dire qu’il y a des champions nationaux dans le domaine avicole.
Au Sénégal, une interdiction d’importation de volaille a permis de créer un champion dans le domaine (PDG de SEDIMA en est l’exemple).
Imposer des taxes, sur les produits importés par les multinationales, favoriserait la création de plusieurs champions nationaux et rendrait nos entrepreneurs plus compétitifs sur le marché local.
Après une bonne implémentation sur le marché local, nos champions pourront aisément avoir le matériel de dernière génération donc des coûts de production bas et plus tard être en compétition loyale avec les multinationales étrangères.
Ces modèles ont été appliqués au Nigeria et où les facilités qui ont été faites aux producteurs locaux ont vu aujourd’hui l’émergence de plusieurs champions nationaux. A telle enseigne qu’aujourd’hui plusieurs jeunes rêvent de devenir Dangoté ou Tony Elumelu, … .
Encourageons nos politiques à joindre l’acte à la parole afin d’avoir une nation forte sur tous les plans, surtout à reproduire le modèle sur les volailles à d’autres secteurs prometteurs.
Protégeons nos futurs champions.
Bon début de semaine 😊. Fonçons et devenons des champions.
J’ai commencé avec 3 pièces de 5 francs CFA, voilà aujourd’hui je suis milliardaire et j’ai plusieurs arbres à sous.
Orrrrh, Vahouannnn !
Les success stories à l’ivoirienne ressemblent souvent à des films de science-fiction. On se croirait souvent dans Syfy. Rire !
L’objectif, qui est d’encourager les gens à travailler donne plutôt l’impression qu’il faut être un superman pour réussir.
Plusieurs événements manquent au récit des personnes qui racontent leur success stories. Ces événements sont généralement l’intervention du RÉSEAU. Un proche , ou un inconnu qui a permis à l’entreprise de décoller soit en leur faisant confiance pour attribuer des marchés ou avec et surtout des recommandations.
Depuis plusieurs années, quand quelqu’un me regarde et me dit : Soro, j’ai commencé doucement doucement avec 3 000f aujourd’hui voilà j’ai tel nombre de sociétés et tel nombre de milliards. Honnêtement je lui dis : vieux je paye la facture ou tu le fais?
C’est un gros mensonge.
La théorie selon laquelle l’homme se fait tout seul, pour moi elle est erronée depuis longtemps. (Elle existe, mais c’est vraiment rare).
A un moment de son business ou de sa carrière, on est toujours aidé par une personne ou une structure. L’aide peut être une recommandation.
Une recommandation de quelqu’un qui a apprécié le travail que vous avez abattu.
Toujours est-il qu’il ne faut pas minimiser la valeur travail. Car c’est elle qui fait qu’on obtient des recommandations grâce à notre réseau.
Et parlant de recommandations, c’est le lieu de faire un clin d’œil à mon message du lundi dernier qui conseille de se construire un réseau fort et dynamique. Bien entendu pour être recommandé, il faut bien être connu et vous ne serez jamais mieux connus que par ceux que vous côtoyez à plein temps et qui vous voient à l’œuvre. Ce sont ceux là qui pourront mieux expliquer vos œuvres.
Participez aux événements en rapport avec votre domaine d’activité, il y a toujours d’innombrables personnes à rencontrer donc un carnet bien garni de potentiels clients.
Lorsque vous avez toutes ces cartes et que même si vous démarrez avec 100f demain vous pourrez témoigner d’avoir été propulsé par votre travail bien fait mais indispensablement par recommandation également.
Bon début de semaine. Je vous souhaite de vous construire à partir de tout et de rien, mais je vous souhaite plus d’atteindre le sommet.
La lampe capable d’éclairer tout un village a besoin d’être connectée à un réseau électrique. Dans le cas contraire elle serait incapable de briller malgré ses capacités.
L’importance du réseau est capitale dans la construction/développement d’une entreprise et d’une carrière.
Dans la pratique, le réseau social est un capital, autant que la connaissance (capital humain), l’argent (capital financier). Il est généralement appelé le capital social. C’est une richesse.
Certains le perçoivent comme la corruption ou des passe-droits, mais bon. Loin de là. Votre réseau peut vous faire accéder à certains endroits, à certaines places, … . Cela est généralement matérialisé par des recommandations.
Les recommandations font suite au travail abattu. Parce qu’il faut quand même reconnaître qu’on ne recommande pas quelqu’un qui n’a pas un bon niveau.
Travaillons bien, mais cherchons à construire un réseau autour de nos activités afin de mieux émerger.
Se construire un bon réseau peut se faire des manières suivantes :
• Réseaux sociaux : suivre et interagir avec les comptes qui sont de notre domaine ou d’un domaine proche ;
• Association. C’est peut-être l’un des meilleurs moyens pour développer son réseau et échanger directement avec des personnes ;
• Participer aux colloques, conférences, panels, …
En plus de tout cela , il faut également savoir garder les contacts 😅. C’est la partie du film qui est difficile. On a souvent de bons contacts mais on hésite souvent à les relancer.
Alors ! Cette semaine , n’ayons pas peur, allons dans les inbox des personnes qui sont susceptibles de pouvoir ouvrir des portes pour nous et fonçons.
Je vous souhaite de vous construire un réseau dynamique.
Partagez le direct, faites monter le mercure, mettez les cœurs, je vais casser les papos, …
Voilà ici plusieurs expressions utilisées par plusieurs « cyber activistes politiques / blogueurs » ivoiriens.
Le cyber activisme est défini comme l’utilisation de techniques de communication et de socialisation basées sur internet pour créer, opérer ou gérer toute forme d’activisme. Cela permet à tout individu ou organisation d’utiliser les réseaux sociaux ou d’autres technologies en ligne dans le but d’atteindre et rassembler une audience, diffuser des messages et faire avancer une cause ou un mouvement.
Le blogueur quant à lui est celui qui tient un blog ou participe à un blog. Le blog est une version simplifiée d’un site internet, proposée clé en main aux internautes, et gérée techniquement par un éditeur. De manière concrète,le blog permet à certains internautes, les blogueurs, de partager leurs avis, commentaires, humeurs, points de vue sur l’actualité, via la rédaction d’articles, la publication de photos, etc.
Ces (02) termes dans leur définition originelle sont loin du constat fait sous nos tropiques. Sauf si les définitions ont drastiquement évoluées.
Ils sont aujourd’hui nombreux à s’autoproclamer cyber activistes ou blogueurs. Pourtant ! Le cyber activisme est censé être un instrument de lutte pour une cause, des idéaux , … .
Le comble ! Nos pseudos blogueurs ne possèdent aucun blog.
Cette prolifération de pseudos activistes est à mon sens une dénaturation de l’expression. J’aurais préféré voir « casseur de Papo » que cyber activiste ou blogueur.
C’est même devenu un métier sous nos cieux.
L’ironie de l’histoire est que ces personnes aujourd’hui risquent de s’ériger en modèle dans notre société en perte de repère.
Si « partager le direct, mettez les coeurs, casser les papos, insulter, dénigrer, vilipender,… » peut permettre de gagner son pain alors pourquoi la jeune génération s’adonnerait-elle aux études ?
Ne dit-on pas qu’on copie ce qu’on voit à longueur de journée ?
Il ne se passe pas un jour sans que l’on ne voit des personnes s’illustrer négativement sur les réseaux sociaux.
Si nous ne faisons pas la promotion des valeurs, « partager le direct » risque de devenir le « ivorian dream ».
Les politiques, les hommes de médias dans leurs ensembles doivent éduquer leurs partisans et ceux qui se réclament d’eux afin qu’on ait des contenus instructifs sur les réseaux sociaux et sur nos plateaux de télévision.
Excellent début de semaine chers tous, on garde le sourire 😃.
L’utilité est définie économiquement comme la capacité d’un bien à satisfaire un besoin.
Si l’on applique cette définition à l’être humain, on peut aisément dire que c’est la capacité pour un Homme à accomplir une mission.
Lundi passé dans mes évasions de pensées je parlais de la mission. Comme quoi chaque être humain est destiné à un but précis.
Dans cette continuité, j’explique aujourd’hui le fait que tout être Humain est utile à quelque chose ou a quelqu’un.
Nous sommes utiles à l’humanité car nous apportons tous notre pierre à son édification.
Notre présence sur terre n’est pas fortuite. Petit, grand, riche, modeste ou pauvre, chacun contribue à sa manière à l’avancée de l’humanité. Les exemples sont légion. Je débute par les femmes (ou hommes) de ménages. Sans elles, les bureaux et les rues n’allaient pas être propres. Elles sont donc utiles pour notre environnement. L’adage le dit, les doigts de la main n’ont pas la même forme, mais ils se complètent. Ça signifie donc que chacun est utile à sa manière.
De même, les Hommes qualifiés de « méchants, de sorciers, conspirateurs, … » sont utiles pour nous car ils nous permettent de réussir notre mission en empruntant un meilleur chemin.
En référence « aux méchants et aux détracteurs », je prends là l’histoire de Joseph. Allait-il devenir gouverneur si ses frères ne l’avaient pas vendus ?
Je ne pense pas. Ses frères, malgré le méchant acte, ont été utiles à son élévation sur toute l’Egypte.
Si les méchants sont utiles, alors ce n’est pas celui qui cherche à être sur le droit chemin qui ne le sera pas.
Toutefois, ne baignons pas dans le découragement, cherchons notre voie et excellons car nous sommes utiles.
Cette semaine, reprenons confiance en nous, demeurons stoïques, contournons les obstacles et atteignons nos objectifs.
Ce mot désigne une charge donnée à une personne pour l’accomplissement d’une tâche.
Habitants de cette planète ronde qui tourne autour du soleil 🌞 sans s’arrêter, nous ne sommes pas ici de manière anodine.
Non !
Si nous sommes sur terre, c’est effectivement pour un but / plusieurs buts précis. C’est donc à nous de chercher notre mission et de l’accomplir.
Vivre comme tout le monde ne saurait être notre sort. Bien au contraire car d’aucuns diraient « soyez vous car les autres sont pris. »
Connaître sa mission de vie est un exercice crucial dont les réponses sont difficiles à trouver. Plusieurs personnes vivent et quittent ce monde sans accomplir leurs destinées.
Très généralement (selon moi), l’homme naît pour accomplir 4 missions :
Une mission divine, qui est dans l’ordre du spirituel, plus explicitement, c’est faire l’œuvre de Dieu ;
Une mission communautaire, qui consiste à apporter sa pierre, sa touche afin d’œuvrer pour le bien-être de ses concitoyens (avoir une expertise et la mettre à profit pour la communauté) ;
Une mission familiale : apporter un plus à sa famille. Ça peut être résoudre des conflits, contribuer à l’avancée de la famille ou à hisser la famille plus haut , … ;
Une mission personnelle : elle concoure généralement au bonheur unique de l’individu.
Ces quatre (04) missions rassemblées constituent la feuille de route de l’être humain.
La découverte de sa mission se fait par plusieurs manières :
La Méditation : elle est pour moi le moyen le plus efficace pour découvrir notre rôle sur terre ;
Les songes / révélation : 😅 bah là ça n’arrive pas à tout le monde et ce n’est pas du ressort de l’humain mais plutôt du divin ;
A partir des observations.
…
Comme je disais tantôt , il y a plusieurs méthodes et je ne suis pas un « je connais tout », vous pouvez interagir en donnant vos points de vue.
Tout au long de cette semaine, je vous encourage à vous poser les questions suivantes : suis-je venu faire quoi sur terre ? Quelle est ma mission ? Qu’est-ce que je dois accomplir et comment faire ?
Le développement de tout État nécessite la prise en compte des aspirations du peuple. Dans ce cadre, plusieurs consultations sont souvent organisées pour connaître les difficultés du peuple dans le but d’apporter des solutions (infrastructures / lois adaptées à leurs situations).
L’université, tremplin du savoir semble être mis à l’écart d’importantes décisions. Alors que, sur plusieurs décennies, les grandes annonces et les grandes réflexions qui bouleversent le monde et les États se font à l’intérieur de ces temples du savoir. Je vous prends en exemple : le plan Marshall (Discours prononcé à l’université de Harvard, 5 juin 1947) et les centaines d’échanges qui ont lieu entre autorités et les étudiants.
Dans nos pays africains, il est rare de voir des autorités s’adresser aux étudiants à travers des échanges directs sur des thématiques d’ordre national.
Pourtant ces faits énoncés, permettent aux dirigeants de connaître les aspirations du peuple. Le développement doit mettre l’homme au centre des réalisations et cela passe par la communication.
Il y a un grand fossé entre les élus et les futures élites. La proximité entre électeurs et élus existe uniquement à la veille des élections. Cette manière opportuniste ne permet pas de mieux développer les cités. Il faut mettre à contribution le génie des étudiants en leur donnant l’occasion de s’exprimer.
Les élus doivent davantage se rapprocher de leurs administrés en créant des cadres de concertation.
Les temples du savoir doivent être des lieux d’expression.
Depuis des décennies, on assiste tous aux rencontres : Sino-Afrique , Afrique – France , Afrique – Russie, Afrique – Japon , … des dizaines de sommets mis en places par les occidentaux et les pays d’Asie.
L’Afrique est courtisée par plusieurs pays et continents.
A cet effet, le président Félix Houphouet Boigny disait : « Qui aura l’Afrique dominera le monde. » « Qui aura l’Afrique sera maître des matières premières. »
On retient donc que les richesses du sous-sol africain attirent de nombreux pays. Et l’Afrique représente un bon marché.
C’est donc ces faits qui doivent pousser les Africains à la réflexion afin de prendre conscience de notre potentiel.
Avoir des matières premières c’est bien. Les transformer c’est bon mais trouver un marché où vendre les produits est meilleur.
La force du continent sera visible et effective lorsqu’il y aura une bonne série d’actions concertées entre Africains. Je réitère par là ma volonté de voir des colloques, des sommets entre pays africains pour penser le développement et proposer des actions concrètes issues des préoccupations des peuples.
L’appel de certaines « élites » à mettre fin aux relations avec l’Europe et principalement la France au profit d’autres pays (notamment ceux de l’Europe de l’Est) s’apparente juste à un changement de tutelle. Pourtant le plus important est de revoir les accords commerciaux entre pays Africains afin de faire de l’Afrique un véritable marché commun.
Les échanges intra-africains, qui correspondent à la moyenne des exportations et importations intra-africaines, se sont élevés à environ 15,2 % du total des exportations de l’Afrique pendant la période 2015-2017, alors qu’en Amérique, en Asie, en Europe et en Océanie, les échanges intracontinentaux représentaient respectivement 47 %, 61 %, 67 % et 7 % du total des échanges.
Ces statistiques montrent que les pays africains ne commercent pas suffisamment entre eux.
La vraie force vient de l’intérieur et elle passe par l’union qui elle fait la force. Intensifions nos relations africaines.
Chaque jour, on entend des personnes scander sur les réseaux sociaux ou dans notre entourage qu’ « il n’y a pas de travail au pays ».
Ce n’est d’ailleurs pas faux. C’est vrai. A la différence de cette expression, je dirai « il y a inadéquation formation emploi au pays ».
Une étude du CREMIDE ( Centre de Recherche Microéconomiques du Développement) de janvier 2019 montre que plus de 75% des jeunes diplômés sont en situation d’inadéquation formation – emploi en Côte d’Ivoire.
Certains ne le savent peut-être pas , mais plusieurs entreprises basées en Côte d’Ivoire (secteur des BTP, téléphonie, …) sont obligées de lancer des offres d’emplois à l’étranger pour certains postes hautement qualifiés dont les compétences manquent ici.
C’est un problème crucial.
Dans certaines organisations (même étatique), il y a des individus qui occupent souvent 3 postes et reçoivent même encore des offres d’emplois pour des consultances, … . Cela existe tout simplement à cause de la rareté des compétences qu’ils possèdent.
Ce dysfonctionnement (inadéquation formation – emploi) du marché du travail peut être réglé par l’Etat à travers les ministères chargés de la formation et ceux de l’emploi et l’individu lui-même.
l’Etat : réduire le nombre d’étudiants dans les filières non pourvoyeuses d’emploi afin de les orienter dans les filières pourvoyeuses d’emploi (créer même ces filières). Mais cela passe par la connaissance des besoins du marché ;
Le futur demandeur d’emploi : il doit se renseigner sur les besoins du marché avant de faire son choix ;
Le demandeur d’emploi : la reconversion. C’est-à-dire connaître les secteurs pourvoyeurs d’emplois et faire des certificats (se former) dans les domaines en question.
Chacun peut jouer son rôle afin de se garantir un avenir radieux.