Tourisme balnéaire

Le littoral Ivoirien s’étend sur plus 560 km avec de belles plages différentes à chaque point. D’Assinie à San Pedro en passant par Grand Bassam, Port-Bouet, Sassandra, la baie des sirènes, Monogaga, …, chaque plage à un paysage particulier.

Cela constitue un atout touristique et économique.

Touristique en ce sens que l’être humain est attiré par le beau et la plage attire de plus en plus les amoureux de la nature, du calme et de la bonne vibes (sensation, humeur,…).

Économique car autour des plages, il se développe plusieurs activités dans le domaine du transport, de la restauration, de l’hôtellerie, des loisirs…
C’est donc un excellent moyen pour réduire le chômage.

Le tourisme balnéaire peut générer plus d’emplois qu’il n’en produit actuellement.

Regardez nos plages les plus fréquentées (Grand Bassam, Port Bouet, …) sont souvent dans un état très insalubre. Les pouvoirs publics peuvent prendre des initiatives pour former des jeunes volontaires qui percevront une rémunération. Ces jeunes seront chargés d’assainir les plages, de prodiguer des conseils sur la préservation de l’environnement et de secourir les personnes qui fréquentent les plages en cas de danger.

Plage située sur l’ancienne route de Grand Bassam.

Certains se demanderont, avec quelles ressources allons-nous payer ses jeunes ?

Laissez-moi vous dire que l’homme de par sa nature est amoureux du beau. Si nous prenons soin de nos plages et qu’elles sont embellies avec des œuvres artistiques, les populations iront de plus en plus à la plage. Aujourd’hui les jeunes et même les vieux sont pour la plupart amoureux de belles photos. (J’en suis un exemple, j’aime jolie photo. Rire !). Les beaux endroits, même payants pour faire des photos, attireront toujours grand monde.

Imaginons ensemble, une plage propre, avec des œuvres d’art tels que les chaises en fer recyclés (un trône de fer), des drapeaux, des pneus recyclés biens décorés, des objets recyclés mis en bon état, … . En gros un endroit féérique.

Vous ne me direz pas que les artisans et les artistes manquent en Côte d’Ivoire. Faisons ensemble un tour sur Facebook et nous verrons tous ses talents dont regorge le pays et qui ont juste besoin d’être mis en lumière à travers de belles initiatives.

Ne seriez-vous pas capable de payer la modique somme de 100 f ou 200f considérée comme frais d’embellissement des plages pour y accéder ?

Moi si !

Cette somme si dérisoire soit-elle peut même être non obligatoire. J’ai la profonde conviction qu’il y aura des personnes qui donneront plus pour encourager ses bénévoles. Ensemble faisons un petit calcul, s’il y a 1000 personnes le week-end à la plage, multipliées par 200f, ça nous donne tactiquement 200 000 f. si nous avons 10 jeunes volontaires, ces jeunes gagneront la somme de 20 000f par week-end. Par mois ils auront chacun 80 000f. Cela peut être perçu comme un travail saisonnier. C’est là une manière de créer de nouvelles recettes et de nouveaux emplois.

Chers tous,

Tout n’incombe pas à la puissance publique, les citoyens que nous sommes avons le devoir de préserver notre environnement. Avant même de se mettre en association pour gérer les plages, nous devons être les premiers à ne pas jeter les ordures sur les plages. En gros adoptons un comportement éco-citoyen. Les ordures ne se déplacent pas seules. C’est l’Homme qui rend son cadre insalubre. Il faut que ça cesse !!!

C’est bientôt le weekend, n’oublions pas d’adopter un comportement éco-citoyen en allant à la plage. Nous avons une seule planète, à défaut de l’embellir ne la détruisons pas ! 😉

Nabehe Guy Dorgeles Soro.

Billet retour : Debrimou (Dabou)

GIVE SMILES

Après la période électorale, nous avons décidé d’apporter le sourire et une lueur d’espoir aux enfants des zones qui ont été touchées par les violences.

Aussitôt, notre choix s’est porté sur Debrimou, village situé à quelques encablures de Dabou.

Excité à l’idée de rencontrer nos petits camarades pour leur transmettre joie et espoir, on se surpassait donc afin de rendre l’événement (CHRISTMAS TOUR 3) riche en sourire.

Les préparatifs allaient bon train malgré la difficile collecte de fonds. Si tu es nouveau dans notre bois sacré, tu te diras « ça là c’est bien parti pour être un échec. ». Mais non, c’est mal nous connaître. Garder espoir et croire en la réussite de nos activités, tel est notre leitmotiv.

Après les différentes étapes préparatoires, il fallait passer à l’étape d’achat des cadeaux. Les choix étaient difficiles vu que les avis étaient partagés entre jeux éducatifs et jeux purement amusants. A la fin, l’équipe chargée des achats a opté pour les deux types de cadeaux en les catégorisants par âge. Jouets pour les moins de 11 ans et les jeux éducatifs pour les plus grands (+11 ans).

Acheter des cadeaux c’est bien , les embellir augmente la dose d’amour qu’on souhaite donner. Il fallait donc emballer 300 cadeaux en 24h. Quel défi !

Notre chargée des Ressources Humaines, a commencé le travail, Dieu faisant grâce, ses sœurs, sa mère et des bénévoles sont venus à la rescousse pour travailler comme des fourmis. Voilà donc nos 300 cadeaux prêts.

Les présents étant prêtS, la logistique prête, nous pouvons donc effectuer ce voyage humanitaire sur Debrimou pour accomplir notre mission du jour.

08h30 décollage, tous à bord d’un mini car (massa).

Fatigué du fait d’avoir passé 2 nuits blanches entre job, préparation d’activité et études, j’essayais de résister, histoire de voir tout le chemin. Mais c’est mal connaître le sommeil, son crédit doit être toujours payé et souvent au mauvais endroit et au mauvais moment. Après 30 minutes de route le réseau de mon corps s’est coupé, petit sommeil. Comme j’aime si bien le dire, ce n’est pas un sommeil mais un moment de connexion avec l’univers (rire).

11h, nous arrivâmes enfin à Debrimou. À l’arrivée du mini car qui nous transportait, les enfants étaient tous en joie. Bel accueil, belle réception.

Étant en pays Africain, lorsque des étrangers arrivent dans une maison / village, il faut donner les nouvelles. Chose faite.

A cette activité, il fallait en plus des cadeaux à donner allier éducation et loisirs. Chose qu’on a assuré sans souci.

En 30 minutes de génie en herbe, on décèle qu’il y’a un problème d’éducation qui sûrement ne concerne pas uniquement cette localité (il doit être général). La base des mathématiques n’est pas connue par certains élèves de la 5e, les questions évidentes sur la géographie du pays, l’histoire du pays , … semblent être difficile pour d’autres enfants.

Ça m’emmène à penser qu’il faut réellement une réforme de l’éducation nationale pour ne pas rater les prochaines révolutions commerciales, industrielles, technologiques, … .

A chacun de jouer son rôle convenablement. Aux enseignants de se donner à fonds, aux parents de suivre le travail des enfants, à l’Etat de créer les meilleures conditions d’apprentissage.

La question qui me taraudait l’esprit était la suivante :

Que faire pour emmener ses enfants si brillants et si intelligents à travailler dur afin d’être les futurs modèles de réussite de leur village ?

Il ne fallait pas laisser ce point entacher notre mission du jour. Il fallait aller jusqu’au bout.

Sur tous nos stands de jeux, les enfants étaient dynamiques. Un tour au stand d’art, on remarque la créativité de nos petits camarades.

Stand d’art

Activité sur activité, ambiance sur ambiance et BIIIM, le père Noël débarqua à 16 heures. Que d’émotions sur le visage des enfants qui ont reçu les présents.

Arrivée du père Noël

Cette activité s’est soldée par un merveilleux repas typiquement « Adjoukrou » qu’on a tous partagé.

Retour sur Abidjan, entre ambiances du « massa » et embouteillages, l’univers a encore voulu communiquer avec moi. 3 heures de route embouteillée

Mais qu’est-ce qu’il y a à Dabou et puis tout le monde y va ?

C’était pour nous une joie immense de voir le sourire sur le visage des enfants. Si beaux, si Cool, si intelligents, si créatifs et si aimables, ils ne méritaient en aucun cas d’assister aux violentes scènes passées.

Ce fut un réel plaisir d’accomplir une telle mission. Tout en espérant avoir laissé une flamme d’espoir afin que tous croient en un avenir meilleur et en un monde meilleur.

Il faut croire pour y arriver.

NS

NABEHE SORO