Le mercredi 03 février 2021, le gouvernement ivoirien a fixé le prix bord champ de l’achat de la noix cajou à 305f. Rappelons que le prix d’achat de l’année 2020 était de 400f.
Cette campagne de commercialisation de 2021 s’annonce bonne, mais force est de constater que plusieurs questions se posent, notamment celles liées aux risques de la covid-19, cette crise sanitaire muée en crise économique et sociale.
L’année 2020 qui avait connu un bon début de campagne (quantité abondante de fève et un prix bord champ raisonnable) s’est vue confronté aux aléas du covid19. Aussi, grâce aux Gie-Geppa (groupement d’intérêt économique des exportateurs professionnels des produits agricoles) et Gie-Acheteurs (groupement d’intérêt économique des acheteurs) les producteurs ont pu avoir un prix stable de 400fcfa par kilogramme malgré les aléas.

L’année 2021, s’annonce prometteuse, au niveau de la récolte de la noix de cajou, surtout avec le renouvellement de l’accord Gie-Gieppa et Gie-Acheteurs.
Le gouvernement ivoirien à travers le conseil Coton-Anacarde a annoncé une opération de contrôle des frontières pour empêcher une fuite des produits vers les pays voisins. Cette opération permettra à la Côte d’Ivoire de conserver sa place de leader mondial dans la production de cajou.
Cependant, comment faire respecter le prix par les acheteurs et les exportateurs ?
Le prix est généralement le reflet de l’offre et la demande sur le marché.
L’offre d’un bien est la quantité d’un produit offert à la vente par les vendeurs pour un prix donné.
La demande quant à elle est la quantité d’un produit demandée par les acheteurs pour un prix donné.
Ainsi, pour que le prix soit respecter, il faut un équilibre entre l’offre et la demande de noix de cajou.
Dans le cas de la Côte d’Ivoire, le gouvernement Ivoirien fixe un prix plancher en fonction du prix à l’international. Notons que ce prix évolue très souvent (même quand il est fixé) lorsque la demande est forte sur le marché international.
Pour que les populations puissent bénéficier efficacement des retombées de la Cajou, les dirigeants ivoiriens doivent :
• Favoriser la transformation locale tout en prenant en compte le Gie Acheteurs qui connaît mieux la filière.
• Faciliter l’accès aux financements des sociétés coopératives.
• Créer un fonds pour soutenir la filière.
Ousmane Soro