La vulnérabilité

Il n’y a pas de courage sans vulnérabilité ;
Il n’y a pas de succès sans vulnérabilité

J’ai choisi le thème vulnérabilité pour cette seconde saison de votre rubrique, a cause de la méconnaissance qu’on a de ce mot.

A la base on pense généralement que nous ne sommes pas vulnérables.
On qualifie même une partie de la population (les pauvres, les personnes vivant avec un handicap, les veuves, les orphelins, habitants de quartier précaires, …) de vulnérable.

Pourtant nous sommes tous vulnérables et nous subissons les effets de la vulnérabilité au quotidien.

La vulnérabilité peut être assimilée à la peur, aux risques, … . Nous sommes tous exposé au risque chaque jour que nous entrons dans l’arène. Eh oui ! Chaque fois que nous avons un projet, voulons relever des challenges, … nous sommes vulnérables.

La vulnérabilité nous accompagne tout au long de notre vie.
Si vous êtes amoureux, vous devenez vulnérables
Si vous voulez réussir, vous devenez vulnérables.

Parce que qui dit amour dit déception et qui dit réussite dit échec.

La vulnérabilité est donc notre ami quotidien.

Faut-il laisser les risques nous forcer à renoncer à notre marche ?
Faut-il abandonner à chaque fois que nous tombons ?
Faut-il laisser la peur d’échouer nous convaincre à renoncer ?

Pour gagner, il faut accepter de combattre, c’est-à-dire entrer dans l’arène, ensuite, avoir le courage et tenter sa chance.
On peut échouer en suivant ces étapes, mais la victoire ne nous trouvera pas en rêve.

Gagner n’est pas synonyme d’arriver en tête. Mais c’est souvent faire preuve de courage et participer.

Cher(e) ami(e) vulnérable, cette semaine fonçons, mettons-nous en mouvement.

NABEHE GUY DORGELES SORO

La charité.

Le partage, la charité, l’aumône !

La charité est un acte de générosité envers une personne.

Outre l’action de donner, la charité a plusieurs dimensions. Comme certains, je la considère comme étant : l’amour de soi, l’amour du prochain et l’amour de Dieu.

L’amour de soi parce que je donne à l’autre ce qui me plaît.

L’amour du prochain parce qu’on souhaiterait que le faible soi comme nous.

L’amour de Dieu car faire du bien aux faibles, c’est le faire à Dieu.

Le partage est donc une exigence à la fois humaine et Divine.

Divine parce que Dieu exige de l’Homme une attention envers les nécessiteux (pauvres, veuves, orphelins, étrangers, personnes qui souffrent, …)

La charité est humaine en ce sens que l’homme par nature est altruiste et solidaire de son prochain. Nous sommes tous empathiques.

Savons-nous poser un acte de charité ?

L’une des manières de bien faire l’acte se trouve dans ce verset : « Donne-lui, et que ton cœur ne lui donne point à regret » (Dt 15,10)

La charité, la vraie, se fait sans regret. Celui qui donne doit avoir une joie intérieure au moment de l’action parce que la miséricorde ne doit en aucun cas être un poids.

Lorsqu’on parle de charité, plusieurs personnes pensent automatiquement au partage de vivres, non-vivres, de biens matériels, de l’argent.

Pourtant les nécessiteux n’ont pas uniquement besoin des biens. Mais ils doivent sentir l’empathie et la compassion que nous avons pour eux.

Faire l’aumône est loin d’être l’acte d’apporter une pièce de monnaie à quelqu’un sans regarder cette personne. C’est plutôt s’arrêter, regarder le bénéficiaire, échanger avec lui, comprendre ses besoins et l’aider dans la mesure du possible.

La charité est le plus beau geste d’amour qu’on peut donner à ceux qu’on rencontre. Elle doit se faire avec amour, attention, joie et sincérité.

Dans la pratique, l’aumône se fait de manière verticale, de celui qui est dans une bonne situation vers celui qui est dans une situation d’infériorité.

L’acte de charité ne s’exerce pas envers les personnes riches, heureuses et bien portantes.

Partager ses biens, permet de se détacher des plaisirs et à relativiser les problèmes superflus. Le partage donne un sentiment de liberté. C’est donc une relation gagnant – gagnant.

Chaque jour, nous accomplissons peut-être des gestes de charité sans nous en rendre compte.

Le sourire, la connaissance, le temps, la nourriture, les vêtements, l’hébergement, l’eau, l’argent, la consolation d’un affligé, l’écoute, la politesse, … sont des choses que nous pouvons partager. L’aumône doit se faire tous les jours car on a tous et on a toujours quelque chose à partager.

Tout au long de cette semaine, apprenons davantage à être généreux. Faisons plaisir à nos proches, partageons nos plus beaux sourires.

Nabehe Guy Dorgeles Soro, Essayiste.