Lundis Caféines : les success stories à l’ivoirienne

J’ai commencé avec 3 pièces de 5 francs CFA, voilà aujourd’hui je suis milliardaire et j’ai plusieurs arbres à sous.

Orrrrh, Vahouannnn !

Les success stories à l’ivoirienne ressemblent souvent à des films de science-fiction. On se croirait souvent dans Syfy. Rire !

L’objectif, qui est d’encourager les gens à travailler donne plutôt l’impression qu’il faut être un superman pour réussir.

Plusieurs événements manquent au récit des personnes qui racontent leur success stories.
Ces événements sont généralement l’intervention du RÉSEAU. Un proche , ou un inconnu qui a permis à l’entreprise de décoller soit en leur faisant confiance pour attribuer des marchés ou avec et surtout des recommandations.

Depuis plusieurs années, quand quelqu’un me regarde et me dit : Soro, j’ai commencé doucement doucement avec 3 000f aujourd’hui voilà j’ai tel nombre de sociétés et tel nombre de milliards.
Honnêtement je lui dis : vieux je paye la facture ou tu le fais?

C’est un gros mensonge.

La théorie selon laquelle l’homme se fait tout seul, pour moi elle est erronée depuis longtemps. (Elle existe, mais c’est vraiment rare).

A un moment de son business ou de sa carrière, on est toujours aidé par une personne ou une structure. L’aide peut être une recommandation.

Une recommandation de quelqu’un qui a apprécié le travail que vous avez abattu.

Toujours est-il qu’il ne faut pas minimiser la valeur travail. Car c’est elle qui fait qu’on obtient des recommandations grâce à notre réseau.

Et parlant de recommandations, c’est le lieu de faire un clin d’œil à mon message du lundi dernier qui conseille de se construire un réseau fort et dynamique. Bien entendu pour être recommandé, il faut bien être connu et vous ne serez jamais mieux connus que par ceux que vous côtoyez à plein temps et qui vous voient à l’œuvre. Ce sont ceux là qui pourront mieux expliquer vos œuvres.

Participez aux événements en rapport avec votre domaine d’activité, il y a toujours d’innombrables personnes à rencontrer donc un carnet bien garni de potentiels clients.

Lorsque vous avez toutes ces cartes et que même si vous démarrez avec 100f demain vous pourrez témoigner d’avoir été propulsé par votre travail bien fait mais indispensablement par recommandation également.

Bon début de semaine. Je vous souhaite de vous construire à partir de tout et de rien, mais je vous souhaite plus d’atteindre le sommet.

Nabehe Guy Dorgeles SORO

Lundis Caféinés : La lecture

La lecture 📖

Lire, c’est ouvrir son esprit et développer de nouvelles compétences.

A la base, je n’aimais pas lire (rire!).
Au collège et au lycée, je me contentais de lire uniquement les œuvres qui étaient au programme scolaire. Je le faisais uniquement à cause des devoirs.

Arrivé à l’université, les professeurs répétaient tous : la formation universitaire est livresque.
Rire !
« Que faire de cela, on a lutté lutté pour avoir le BEPC, le BAC sans pression, ils vont nous dire quoi. »

Hélas ! Penser ainsi a été une grave erreur.
Après quelques faux pas, j’ai préféré me remettre en cause et m’initier personnellement à la lecture.

En le faisant j’améliorai aisément mon niveau de langue, mon vocabulaire, ma compréhension des cours, des concepts économiques et par dessus tout, l’ouverture d’esprit.

Un proverbe africain dit : Un jeune qui a beaucoup voyagé est plus agé (expérience, vécu) qu’un vieux qui est toujours resté au village.

A défaut de voyager physiquement, la lecture permet de faire bouger son esprit sans que le corps ne se déplace.

Autant la nourriture sert au bien-être physique, la lecture quant à elle nourrit l’esprit.
Si nous ne mangeons pas, notre corps s’affaiblit. De même, si nous ne lisons pas, notre cerveau perd certaines capacités.

La lecture permet de booster le cerveau. Le neuropsychologue, David Lewis affirme que la lecture permet de réduire le stress de 68%.

Alors pourquoi s’en priver ?

Je vous encourage à lire / écouter des podcasts de livres.

NABEHE GUY DORGELES SORO

Opinions Caféines : Cyber activisme politique ou le grand n’importe quoi en Côte d’Ivoire

Partagez le direct, faites monter le mercure, mettez les cœurs, je vais casser les papos, …

Voilà ici plusieurs expressions utilisées par plusieurs « cyber activistes politiques / blogueurs » ivoiriens.

Le cyber activisme est défini comme l’utilisation de techniques de communication et de socialisation basées sur internet pour créer, opérer ou gérer toute forme d’activisme. Cela permet à tout individu ou organisation d’utiliser les réseaux sociaux ou d’autres technologies en ligne dans le but d’atteindre et rassembler une audience, diffuser des messages et faire avancer une cause ou un mouvement.

Le blogueur quant à lui est celui qui tient un blog ou participe à un blog. Le blog est une version simplifiée d’un site internet, proposée clé en main aux internautes, et gérée techniquement par un éditeur. De manière concrète,le blog permet à certains internautes, les blogueurs, de partager leurs avis, commentaires, humeurs, points de vue sur l’actualité, via la rédaction d’articles, la publication de photos, etc.

Ces (02) termes dans leur définition originelle sont loin du constat fait sous nos tropiques. Sauf si les définitions ont drastiquement évoluées.

Ils sont aujourd’hui nombreux à s’autoproclamer cyber activistes ou blogueurs. Pourtant ! Le cyber activisme est censé être un instrument de lutte pour une cause, des idéaux , … .

Le comble ! Nos pseudos blogueurs ne possèdent aucun blog.

Cette prolifération de pseudos activistes est à mon sens une dénaturation de l’expression. J’aurais préféré voir « casseur de Papo » que cyber activiste ou blogueur.

C’est même devenu un métier sous nos cieux.

L’ironie de l’histoire est que ces personnes aujourd’hui risquent de s’ériger en modèle dans notre société en perte de repère.

Si « partager le direct, mettez les coeurs, casser les papos, insulter, dénigrer, vilipender,… » peut permettre de gagner son pain alors pourquoi la jeune génération s’adonnerait-elle aux études ?

Ne dit-on pas qu’on copie ce qu’on voit à longueur de journée ?

Il ne se passe pas un jour sans que l’on ne voit des personnes s’illustrer négativement sur les réseaux sociaux.

Si nous ne faisons pas la promotion des valeurs, « partager le direct » risque de devenir le « ivorian dream ».

Les politiques, les hommes de médias dans leurs ensembles doivent éduquer leurs partisans et ceux qui se réclament d’eux afin qu’on ait des contenus instructifs sur les réseaux sociaux et sur nos plateaux de télévision.

Excellent début de semaine chers tous, on garde le sourire 😃.

NABEHE GUY DORGELES SORO

Opinions : y a pas travail au pays.

Chaque jour, on entend des personnes scander sur les réseaux sociaux ou dans notre entourage qu’ « il n’y a pas de travail au pays ».

Ce n’est d’ailleurs pas faux. C’est vrai.
A la différence de cette expression, je dirai « il y a inadéquation formation emploi au pays ».

Une étude du CREMIDE ( Centre de Recherche Microéconomiques du Développement) de janvier 2019 montre que plus de 75% des jeunes diplômés sont en situation d’inadéquation formation – emploi en Côte d’Ivoire.

Certains ne le savent peut-être pas , mais plusieurs entreprises basées en Côte d’Ivoire (secteur des BTP, téléphonie, …) sont obligées de lancer des offres d’emplois à l’étranger pour certains postes hautement qualifiés dont les compétences manquent ici.

C’est un problème crucial.

Dans certaines organisations (même étatique), il y a des individus qui occupent souvent 3 postes et reçoivent même encore des offres d’emplois pour des consultances, … . Cela existe tout simplement à cause de la rareté des compétences qu’ils possèdent.

Ce dysfonctionnement (inadéquation formation – emploi) du marché du travail peut être réglé par l’Etat à travers les ministères chargés de la formation et ceux de l’emploi et l’individu lui-même.

  • l’Etat : réduire le nombre d’étudiants dans les filières non pourvoyeuses d’emploi afin de les orienter dans les filières pourvoyeuses d’emploi (créer même ces filières). Mais cela passe par la connaissance des besoins du marché ;
  • Le futur demandeur d’emploi : il doit se renseigner sur les besoins du marché avant de faire son choix ;
  • Le demandeur d’emploi : la reconversion. C’est-à-dire connaître les secteurs pourvoyeurs d’emplois et faire des certificats (se former) dans les domaines en question.

Chacun peut jouer son rôle afin de se garantir un avenir radieux.

Bon début de semaine.

Nabehe Guy Dorgeles Soro

Opinions Caféinés : Le terrorisme à nos portes.

Marquons un arrêt, faisons taire nos différences et concentrons nous sur l’ennemi commun. Il y va de l’intégrité de notre territoire.

A chaque fois que je me pose des questions sur le terrorisme, les réponses que je trouve (ou que je me donne) n’ont aucun fondement religieux. Elles sont purement d’ordre éducatif et liées à la pauvreté.

Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent terroristes en s’appuyant sur une religion. Mais demandez vous pourquoi vous n’êtes pas parmi eux?

Pourquoi est-ce que je ne suis pas terroristes ?
Pourquoi je ne réagis pas avec des injures lorsque des gens s’attaquent à ma religion en la dénigrant ?
Pourquoi je ne réagis pas violemment lorsque je croise des personnes qui n’ont pas la même religion que moi ?

Tout simplement parce que :

  • dans ma conception, la foi et la religion sont personnels ;
  • Je suis éduqué ;
  • Ça ne me dit rien de voir des personnes avoir des avis contraires aux miens ;
  • Attaquer quelqu’un ne changera rien à ma vie ;
  • J’ai des valeurs ;
  • Je comprends que la diversité fait la beauté du monde ;
  • J’arrive à subvenir à mes besoins primaires ;
  • J’ai des occupations quotidiennes qui prennent la majeure partie de mon temps.

Je déduis là que le terrorisme tire sa source dans la sous éducation des peuples, la pauvreté et l’endoctrinement.

On endoctrine généralement les personnes sous éduquées, non occupées et pauvres. Le docteur Diarrassouba dans son étude a révélé que les personnes recrutées sur le territoire ivoirien ont accepté de rejoindre les groupes terroristes moyennant la somme de 550 000 FCFA + une moto. Vous voyez donc le lien avec la pauvreté.

Il y a certes des exceptions à toutes règles , mais je crois pertinemment, que l’éducation peut permettre d’éradiquer la radicalisation de certaines personnes.

La solution la plus viable en dépit des sensibilisations et des répressions, c’est lutter contre la pauvreté à travers l’éducation des masses, l’apport des infrastructures de base aux populations, le développement du patriotisme et du civisme, la création de pôle économiques dans les régions qui concentrent le plus de pauvres.

Soyons solidaires des forces de défenses et de sécurité qui nous protègent face à ces individus sans foi ni loi.

Nabehe Guy Dorgeles Soro

Le lyssenkisme en Afrique.

Trophim Denissovitch Lyssenko était un agronome employé par l’URSS à l’époque de Staline. Après des recherches menées en 1926 et 1928, cet agronome a affirmé détenir une nouvelle technique pouvant accroître la production agricole de l’Etat Soviétique.

A l’aide de quelques contacts dans le giron de Staline, il devient président de l’académie des sciences agronomiques du pays. Ce chercheur publiait uniquement ses « résultats » dans les revues proches du régime de Staline. Lesquelles revues étaient exemptées de critique.

Plusieurs années sont passées et la production agricole ne cessait de baisser. Malgré ces baisses, il arrivait toujours à produire des résultats dont personne ne pouvait vérifier. C’est ainsi qu’il a gravi les échelons et reçu plusieurs distinctions.

Lyssenko ne s’est jamais aventuré à publier ses résultats dans les revues internationales, car ils savaient pertinemment qu’il mentait.

Ce type de chercheurs est légion. Le dernier exemple en date est celui de Madagascar.
La recherche scientifique est par excellence le domaine où l’on trouve des résultats , le montre au monde entier et attend les critiques des uns et des autres. Elle n’est nullement basée sur la foi où les paroles d’évangile. En science tout se doit d’être prouvé. Il faut donc accepter la contradiction autant que les félicitations. Le bon chercheur est celui qui publie ses résultats.

Le cas du Madagascar est identique à celui de Lyssenko. En clair, le gouvernement malgache a fait du Lyssenkisme, c’est à dire, proclamer avoir trouvé un remède, une innovation, sans publier les résultats dans les grandes revues de médecine et pharmacie. Sans pour autant permettre aux autres de vérifier la véracité du traitement. En gros ils nous ont servi du Coca-Cola ou du nem. Parce que jusque là, seul Coca-Cola connaît les ingrédients de son produit. Et un adage dit « seul le chinois sait ce qu’il y a dans les nems. » rire !

Résultat : plusieurs personnes ont commandé la potion dite magique sans pouvoir être soignée.

Ce phénomène est aussi légion dans plusieurs secteurs.

Il faut cesser de faire croire aux gens que « lorsqu’on montre un remède au monde entier, les occidentaux vont chercher à tuer le chercheur ou l’innovateur. »

Ce qu’il faut à mon avis, lorsqu’on est sûr et certains d’être sur la bonne voie, c’est de sécuriser ses travaux à travers un brevet et le montrer au monde.

Dans mon village on dit « ce qui est bon ne reste pas caché dans le placard, on l’expose toujours. »

Nabehe Guy Dorgeles SORO

A nous de montrer que l’Afrique n’est pas maudite.

Le lundi passé j’écrivais sur la culture, en montrant les aspects positifs.
Aujourd’hui je reviendrai sur le sujet pour montrer les aspects parfois néfastes.

Autant il est important de s’approprier sa culture, autant il faut analyser sa culture et décider s’il faut perpétuer la tradition ou s’il faut rompre le cycle.

L’exemple palpable pour vous faire comprendre cela sera tiré du système des castes de certains pays.

Il y’a des cultures qui « imposent » la pauvreté à une partie de sa population. C’est généralement basé sur des ordres préhistoriques. Du coup les descendant des castes en question sont mentalement endoctrinés. Ils ne feront aucun effort pour sortir de la pauvreté. Pour eux être pauvre s’apparente à une normalité. La richesse n’est pas faite pour eux, ils doivent juste mendier car c’est ainsi qu’est établi l’ordre des choses depuis la « création. »

Les descendants d’un tel groupe doivent comprendre qu’il faut à un moment s’affranchir en brisant les codes.

Briser les codes ce n’est pas se rebeller contre l’ordre préétabli, mais c’est en réalité changer son histoire.

Il faut dans chaque génération, des personnes qui seront capables d’améliorer le sort de leurs familles, leurs tribus, leurs nations, leurs continents et même du monde.

Il ne faudrait pas se laisser berner par les paroles disantes « Nous sommes nés pour trouver ça comme ça , on partira pour laisser. » Certes il faut préserver sa culture mais ce n’est pas une raison pour accepter l’inacceptable ou pour ne pas améliorer notre situation.

Cette petite description traduit un peu la mentalité de certains africains.

L’Afrique n’est pas maudite et c’est à ses citoyens de le démontrer. Cette démonstration passe et passera uniquement par la paix, la solidarité et surtout un travail acharné de ses ressortissants.

Eh oui ! Il nous faut travailler d’arrache-pied pour changer l’histoire de l’Afrique. Ne regardons pas le passé glorieux et le passé récent douloureux. Regardons l’avenir avec confiance, foi et abnégation au travail.

Nabehe Guy Dorgeles Soro

La culture

Selon le Larousse la culture est l’ensemble des phénomènes matériels et idéologiques qui caractérisent un groupe ethnique ou une nation, une civilisation, par opposition à un autre groupe ou à une autre nation.

Savoir qui on est, d’où on vient permet très souvent de mieux avoir confiance en soi.

Par exemple savoir qu’on vient d’une tribu de guerrier donne des aptitudes à notre subconscient pour affronter nos peurs et prendre courage face aux épreuves. Implicitement l’on se dit, « nos pairs sont passés par là et ont abouti à la victoire. Je suis donc victorieux, il faille que je fonce. »

Chaque homme doit connaître l’histoire de son peuple afin de mieux se projeter dans le futur.

« Un peuple qui ne connaît pas son passé, ses origines et sa culture ressemble à un arbre sans racines. » Marcus Garvey (1887 – 1940)

Le passé et les expériences des peuples permettent normalement de construire le futur.

J’utilise le mot « normalement » car au vue de l’histoire, certains peuples tels que le Mali et l’Égypte devraient aujourd’hui se mettre en mouvement pour retrouver la position qu’ils avaient par le passé. L’histoire de Kankou Mussa montre par exemple un Mali qui a dominé une bonne partie du monde. Le peuple devrait se l’approprier et chercher à dominer le monde de manière économique. Hélas !

Antoine de Rivarol disait : « L’homme sans culture est un arbre sans fruit. »

Je sais par exemple que je suis descendant d’un peuple très travailleur et rigoureux. Je n’aime pas être rigoureux certes parce que j’ai décidé de voir le travail comme un jeu, mais je suis résolument axé sur les résultats.

Le fait de savoir cela m’amène à être beaucoup plus concentré et à travailler davantage à l’atteinte des objectifs que je me fixe car je me dis, tout comme mes pairs, je n’ai pas droit à l’erreur.

Connaître sa culture et se l’approprier a une incidence positive sur notre vie.

J’espère cette semaine vous inciter à retourner dans le passé. Eh oui ! Allez à la connaissance de vos origines, l’histoire de votre village , … .

PS : il y a des aspects bons et des aspects négatifs dans la culture. Tirons le positif.

Bon début de semaine.

Au musée Adama Tounkara d’abobo

Nabehe Guy Dorgeles Soro

La vulnérabilité

Il n’y a pas de courage sans vulnérabilité ;
Il n’y a pas de succès sans vulnérabilité

J’ai choisi le thème vulnérabilité pour cette seconde saison de votre rubrique, a cause de la méconnaissance qu’on a de ce mot.

A la base on pense généralement que nous ne sommes pas vulnérables.
On qualifie même une partie de la population (les pauvres, les personnes vivant avec un handicap, les veuves, les orphelins, habitants de quartier précaires, …) de vulnérable.

Pourtant nous sommes tous vulnérables et nous subissons les effets de la vulnérabilité au quotidien.

La vulnérabilité peut être assimilée à la peur, aux risques, … . Nous sommes tous exposé au risque chaque jour que nous entrons dans l’arène. Eh oui ! Chaque fois que nous avons un projet, voulons relever des challenges, … nous sommes vulnérables.

La vulnérabilité nous accompagne tout au long de notre vie.
Si vous êtes amoureux, vous devenez vulnérables
Si vous voulez réussir, vous devenez vulnérables.

Parce que qui dit amour dit déception et qui dit réussite dit échec.

La vulnérabilité est donc notre ami quotidien.

Faut-il laisser les risques nous forcer à renoncer à notre marche ?
Faut-il abandonner à chaque fois que nous tombons ?
Faut-il laisser la peur d’échouer nous convaincre à renoncer ?

Pour gagner, il faut accepter de combattre, c’est-à-dire entrer dans l’arène, ensuite, avoir le courage et tenter sa chance.
On peut échouer en suivant ces étapes, mais la victoire ne nous trouvera pas en rêve.

Gagner n’est pas synonyme d’arriver en tête. Mais c’est souvent faire preuve de courage et participer.

Cher(e) ami(e) vulnérable, cette semaine fonçons, mettons-nous en mouvement.

NABEHE GUY DORGELES SORO

Côte d’Ivoire : états généraux de l’éducation

On peut définir l’éducation comme l’action qui consiste à apprendre, à former et surtout à développer des aptitudes intellectuelles, physiques et morale. Pour paraphraser Emile Durkheim, on dira que l’éducation est une socialisation méthodique pour la jeune génération.

L’éducation est le socle de tout développement économique et social harmonieux. C’est à travers la bonne formation des populations qu’un pays peut produire plus et mieux. La marche vers le développement est conditionnée par l’amélioration de l’efficience du système éducatif et d’apprentissage. Les pays d’Asie aujourd’hui cités comme modèles ont au cours de leur course vers l’émergence multiplié la proportion des diplômés scolaires par trois (03) voire plus. C’est le cas de la Thaïlande.

Malheureusement plusieurs rapports internationaux et même nationaux accablent le secteur éducationnel de la Côte d’Ivoire. Au nombre desquels on peut citer « le défi des compétences : pourquoi la Côte d’Ivoire doit reformer son système éducatif. Banque Mondiale, janvier 2017 », le Programme d’Analyse des Systèmes Educatifs de la Confemen (PASEC) 2019, l’Indice de Développement Humain … .

Force est donc de reconnaître que ce secteur est malade.
Pour soigner un patient il faut un diagnostic en vue de trouver le remède idéal. C’est donc avec joie que nous avons accueilli l’annonce sur « LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE L’ÉDUCATION » qui auront bientôt lieu.

Ces états doivent normalement permettre aux différents acteurs de s’exprimer et de trouver des solutions idoines pour l’avancée du secteur.

Simple activiste de l’éducation que je suis, je sais par exemple que les rapports sur l’éducation en Côte d’Ivoire sont nombreux. Les rapports d’experts proposant même des solutions existent et sont légion. Le problème aujourd’hui n’est pas d’avoir des rapports, mais plutôt la traduction des solutions en actions concrètes.

Je suis résolument persuadé que les problèmes des pays sous-développés sont intimement liés à leurs systèmes éducatifs. L’infrastructure de formation est l’épine dorsale du développement de tout pays.

Proposer des solutions c’est bien, mais les appliquer en vue d’un changement durable c’est mieux.

Travailler avec joie pour le bonheur des autres

Qu’attendez-vous de ces états généraux?

Quel changement esperez vous?

Répondez en commentaire.

Nabehe Guy Dorgeles Soro