Lundis Caféinés : La lecture

La lecture 📖

Lire, c’est ouvrir son esprit et développer de nouvelles compétences.

A la base, je n’aimais pas lire (rire!).
Au collège et au lycée, je me contentais de lire uniquement les œuvres qui étaient au programme scolaire. Je le faisais uniquement à cause des devoirs.

Arrivé à l’université, les professeurs répétaient tous : la formation universitaire est livresque.
Rire !
« Que faire de cela, on a lutté lutté pour avoir le BEPC, le BAC sans pression, ils vont nous dire quoi. »

Hélas ! Penser ainsi a été une grave erreur.
Après quelques faux pas, j’ai préféré me remettre en cause et m’initier personnellement à la lecture.

En le faisant j’améliorai aisément mon niveau de langue, mon vocabulaire, ma compréhension des cours, des concepts économiques et par dessus tout, l’ouverture d’esprit.

Un proverbe africain dit : Un jeune qui a beaucoup voyagé est plus agé (expérience, vécu) qu’un vieux qui est toujours resté au village.

A défaut de voyager physiquement, la lecture permet de faire bouger son esprit sans que le corps ne se déplace.

Autant la nourriture sert au bien-être physique, la lecture quant à elle nourrit l’esprit.
Si nous ne mangeons pas, notre corps s’affaiblit. De même, si nous ne lisons pas, notre cerveau perd certaines capacités.

La lecture permet de booster le cerveau. Le neuropsychologue, David Lewis affirme que la lecture permet de réduire le stress de 68%.

Alors pourquoi s’en priver ?

Je vous encourage à lire / écouter des podcasts de livres.

NABEHE GUY DORGELES SORO

Le lyssenkisme en Afrique.

Trophim Denissovitch Lyssenko était un agronome employé par l’URSS à l’époque de Staline. Après des recherches menées en 1926 et 1928, cet agronome a affirmé détenir une nouvelle technique pouvant accroître la production agricole de l’Etat Soviétique.

A l’aide de quelques contacts dans le giron de Staline, il devient président de l’académie des sciences agronomiques du pays. Ce chercheur publiait uniquement ses « résultats » dans les revues proches du régime de Staline. Lesquelles revues étaient exemptées de critique.

Plusieurs années sont passées et la production agricole ne cessait de baisser. Malgré ces baisses, il arrivait toujours à produire des résultats dont personne ne pouvait vérifier. C’est ainsi qu’il a gravi les échelons et reçu plusieurs distinctions.

Lyssenko ne s’est jamais aventuré à publier ses résultats dans les revues internationales, car ils savaient pertinemment qu’il mentait.

Ce type de chercheurs est légion. Le dernier exemple en date est celui de Madagascar.
La recherche scientifique est par excellence le domaine où l’on trouve des résultats , le montre au monde entier et attend les critiques des uns et des autres. Elle n’est nullement basée sur la foi où les paroles d’évangile. En science tout se doit d’être prouvé. Il faut donc accepter la contradiction autant que les félicitations. Le bon chercheur est celui qui publie ses résultats.

Le cas du Madagascar est identique à celui de Lyssenko. En clair, le gouvernement malgache a fait du Lyssenkisme, c’est à dire, proclamer avoir trouvé un remède, une innovation, sans publier les résultats dans les grandes revues de médecine et pharmacie. Sans pour autant permettre aux autres de vérifier la véracité du traitement. En gros ils nous ont servi du Coca-Cola ou du nem. Parce que jusque là, seul Coca-Cola connaît les ingrédients de son produit. Et un adage dit « seul le chinois sait ce qu’il y a dans les nems. » rire !

Résultat : plusieurs personnes ont commandé la potion dite magique sans pouvoir être soignée.

Ce phénomène est aussi légion dans plusieurs secteurs.

Il faut cesser de faire croire aux gens que « lorsqu’on montre un remède au monde entier, les occidentaux vont chercher à tuer le chercheur ou l’innovateur. »

Ce qu’il faut à mon avis, lorsqu’on est sûr et certains d’être sur la bonne voie, c’est de sécuriser ses travaux à travers un brevet et le montrer au monde.

Dans mon village on dit « ce qui est bon ne reste pas caché dans le placard, on l’expose toujours. »

Nabehe Guy Dorgeles SORO

A nous de montrer que l’Afrique n’est pas maudite.

Le lundi passé j’écrivais sur la culture, en montrant les aspects positifs.
Aujourd’hui je reviendrai sur le sujet pour montrer les aspects parfois néfastes.

Autant il est important de s’approprier sa culture, autant il faut analyser sa culture et décider s’il faut perpétuer la tradition ou s’il faut rompre le cycle.

L’exemple palpable pour vous faire comprendre cela sera tiré du système des castes de certains pays.

Il y’a des cultures qui « imposent » la pauvreté à une partie de sa population. C’est généralement basé sur des ordres préhistoriques. Du coup les descendant des castes en question sont mentalement endoctrinés. Ils ne feront aucun effort pour sortir de la pauvreté. Pour eux être pauvre s’apparente à une normalité. La richesse n’est pas faite pour eux, ils doivent juste mendier car c’est ainsi qu’est établi l’ordre des choses depuis la « création. »

Les descendants d’un tel groupe doivent comprendre qu’il faut à un moment s’affranchir en brisant les codes.

Briser les codes ce n’est pas se rebeller contre l’ordre préétabli, mais c’est en réalité changer son histoire.

Il faut dans chaque génération, des personnes qui seront capables d’améliorer le sort de leurs familles, leurs tribus, leurs nations, leurs continents et même du monde.

Il ne faudrait pas se laisser berner par les paroles disantes « Nous sommes nés pour trouver ça comme ça , on partira pour laisser. » Certes il faut préserver sa culture mais ce n’est pas une raison pour accepter l’inacceptable ou pour ne pas améliorer notre situation.

Cette petite description traduit un peu la mentalité de certains africains.

L’Afrique n’est pas maudite et c’est à ses citoyens de le démontrer. Cette démonstration passe et passera uniquement par la paix, la solidarité et surtout un travail acharné de ses ressortissants.

Eh oui ! Il nous faut travailler d’arrache-pied pour changer l’histoire de l’Afrique. Ne regardons pas le passé glorieux et le passé récent douloureux. Regardons l’avenir avec confiance, foi et abnégation au travail.

Nabehe Guy Dorgeles Soro