La charité.

Le partage, la charité, l’aumône !

La charité est un acte de générosité envers une personne.

Outre l’action de donner, la charité a plusieurs dimensions. Comme certains, je la considère comme étant : l’amour de soi, l’amour du prochain et l’amour de Dieu.

L’amour de soi parce que je donne à l’autre ce qui me plaît.

L’amour du prochain parce qu’on souhaiterait que le faible soi comme nous.

L’amour de Dieu car faire du bien aux faibles, c’est le faire à Dieu.

Le partage est donc une exigence à la fois humaine et Divine.

Divine parce que Dieu exige de l’Homme une attention envers les nécessiteux (pauvres, veuves, orphelins, étrangers, personnes qui souffrent, …)

La charité est humaine en ce sens que l’homme par nature est altruiste et solidaire de son prochain. Nous sommes tous empathiques.

Savons-nous poser un acte de charité ?

L’une des manières de bien faire l’acte se trouve dans ce verset : « Donne-lui, et que ton cœur ne lui donne point à regret » (Dt 15,10)

La charité, la vraie, se fait sans regret. Celui qui donne doit avoir une joie intérieure au moment de l’action parce que la miséricorde ne doit en aucun cas être un poids.

Lorsqu’on parle de charité, plusieurs personnes pensent automatiquement au partage de vivres, non-vivres, de biens matériels, de l’argent.

Pourtant les nécessiteux n’ont pas uniquement besoin des biens. Mais ils doivent sentir l’empathie et la compassion que nous avons pour eux.

Faire l’aumône est loin d’être l’acte d’apporter une pièce de monnaie à quelqu’un sans regarder cette personne. C’est plutôt s’arrêter, regarder le bénéficiaire, échanger avec lui, comprendre ses besoins et l’aider dans la mesure du possible.

La charité est le plus beau geste d’amour qu’on peut donner à ceux qu’on rencontre. Elle doit se faire avec amour, attention, joie et sincérité.

Dans la pratique, l’aumône se fait de manière verticale, de celui qui est dans une bonne situation vers celui qui est dans une situation d’infériorité.

L’acte de charité ne s’exerce pas envers les personnes riches, heureuses et bien portantes.

Partager ses biens, permet de se détacher des plaisirs et à relativiser les problèmes superflus. Le partage donne un sentiment de liberté. C’est donc une relation gagnant – gagnant.

Chaque jour, nous accomplissons peut-être des gestes de charité sans nous en rendre compte.

Le sourire, la connaissance, le temps, la nourriture, les vêtements, l’hébergement, l’eau, l’argent, la consolation d’un affligé, l’écoute, la politesse, … sont des choses que nous pouvons partager. L’aumône doit se faire tous les jours car on a tous et on a toujours quelque chose à partager.

Tout au long de cette semaine, apprenons davantage à être généreux. Faisons plaisir à nos proches, partageons nos plus beaux sourires.

Nabehe Guy Dorgeles Soro, Essayiste.